A Biarritz, un arrêté municipal interdit "la station assise prolongée sur les bancs publics"

Une mesure qui a crée une petite polémique. Le maire de la ville, Michel Veunac, se défend. Il affirme, au contraire, avoir donné la possibilité aux personnes âgées de faire une courte pause, sur leur trajet, lors des sorties autorisées, dans cette crise sanitaire du coronavirus.

Fini les pauses méditatives à scruter l'horizon... A Biarritz, on ne s'attarde plus sur les bancs publics !
Fini les pauses méditatives à scruter l'horizon... A Biarritz, on ne s'attarde plus sur les bancs publics ! © Ludovic MARIN / AFP
"La lettre d'information de la mairie de Biarritz, en date du 6 avril, a mis le feu aux poudres" reconnaît le maire, Michel Veunac.

L'arrêté mentionnant que "sauf circonstances particulières (attente de bus, des services médicaux ou de raison de santé), la station assise, d'une durée de plus de deux minutes sur un banc, ou sur un espace assimilable, était désormais interdite" a été perçu par certains biarrots comme liberticide, sur le réseau social Twitter, notamment.

Ce texte était, déjà en réalité en vigueur, depuis le début du confinement, mi-mars, mais il était passé inaperçu, jusqu'à ce qu'il soit repris, dans cette lettre hebdomadaire, publiée sur le site internet de la ville.
 

Lettre d’information Mairie de Biarritz du 6 avril 2020


Pour Michel Veunac, il y a un malentendu. L'intention de cet arrêté a été mal interprétée, selon l'édile.

Le décret national prévoit qu'il n'est possible de sortir de chez soi, que pour une activité physique, une courte promenade, ou un approvisionnement alimentaire. On ne peut pas, selon ce texte, faire une halte assise, lors de ces sorties. Or, il y a, à Biarritz, beaucoup de personnes âgées qui peuvent avoir besoin de se reposer quelques minutes sur leur trajet. C'est pour leur permettre la possibilité de s'assoir que nous avons publié cet arrêté.


Michel Veunac admet que la mention des "deux minutes" pouvait être mal comprise. "Pour mettre fin à la polémique, je vais modifier l'arrêté" confirme-t-il. Il sera désormais précisé : "pas de station assise prolongée".

Nous avons été pris à notre propre piège; nous voulions, en fait, faciliter les déplacements des plus fragiles. Le décret national est très, très, restrictif. Nous avons voulu introduire une notion de courte halte, pour ceux qui en ont besoin, sur les très nombreux bancs publics de la cité. Pas question en revanche, de s'installer pour y lire un livre, comme on a parfois pu le constater ! C'est pourquoi nous ajoutons que toute station assise prolongée est interdite.


Le maire regrette que seule cette interdiction ait retenu l'attention alors que la ville a publié "cinq pages de mesures, dont la restriction d'accès aux plages, aux parcs, jardins etc" et ce depuis le 17 mars.
 
 
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