La tornade du 25 juin à Bénéjacq, "un phénomène rare et très localisé"

La commune des Pyrénées-Atlantiques a été frappé par une tornade de faible intensité le 25 juin en milieu d'après-midi. Une enquête de terrain a été conduite pour en savoir plus sur le phénomène. 

La tornade vue depuis le parking d'un centre commercial en direction du nord.
La tornade vue depuis le parking d'un centre commercial en direction du nord. © Meteo Bearn et Soule 64
Elle est repartie aussi vite qu'elle est arrivée. Visible depuis Coarraze ou Boeil-Bezing, une tornade s'est déclenchée à proximité de Bénéjacq, dans les Pyrénées-Atlantiques. Quelques minutes à peine, et des vents entre 105 et 135km/h. Afin de constater les dégâts et de mieux cerner l'ampleur de ce phénomène météorologique rare, une étude de terrain a été réalisée par Benoît Thouary, chef de projet au Centre Pyrénéen des Risques Majeurs. Elle est disponible en ligne sur le site l’observatoire Kéraunos et synthétise les éléments collectés.

Il s'agit d'un événement très localisé, d'une tornade de faible intensité qui a causé des dégâts sur environ 400 mètres. 

 

Le trajet de la tornade
Le trajet de la tornade © Fond de carte Géoportail


De faibles dommages

Pour parler de tornade, même faible, il faut que le tube (bien visible sur la photo de l'article) touche le sol. En allant sur le terrain, Benoît Thouary a constaté qu'une toiture avait été endommagée, ou qu'un arbre avait été arraché. Il s'agit donc bien ici d'une tornade. 

Le phénomène reste très peu connu, on sait toutefois qu'il s'agit d'une confrontation entre des masses d'air froid et chaud, couplées à des vents allant dans des directions différentes

 

Les dégâts sont visibles au sol mais restent légers par rapport à ceux causés par des tornades plus puissantes.
Les dégâts sont visibles au sol mais restent légers par rapport à ceux causés par des tornades plus puissantes. © Benoît Thouary (Centre Pyrénéen des Risques Majeurs) et Laure Zanotelli


Dans la région, les tornades sont rares, et bien souvent imprévisibles. En l'état actuel des connaissances, nous ne pouvons pas les anticiper. Le bon réflexe à adopter est de descendre dans un sous-sol ou à défaut, de rester dans une pièce sans fenêtres. Si ces phénomènes se produisent de façon exceptionnelle, ils sont de mieux en mieux documentés. Grâce aux smartphones, il est désormais facile de prendre des photos et de les partager. 

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