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Perquisition à la mairie de Biarritz

© capture googlemap
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La police a réalisé mardi une perquisition à la mairie de Biarritz dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en lien avec des soupçons d'annulation abusive de contraventions.

Par A.H. avec AFP



Cette perquisition était menée "sur commission rogatoire du juge d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en raison de irrégularités observées dans la gestion des contraventions par la municipale de Biarritz", a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du site Sudouest.fr.

Le maire (MoDem) de Biarritz, Didier Borotra, a pour sa part confirmé cette perquisition, la jugeant "normale" dans le cadre de l'instruction qui a démarré il y a six mois. Il a indiqué qu'il n'avait pas de commentaires à faire et qu'il laissait la justice faire son travail.

L'information judiciaire contre X avait été ouverte en avril 2012, pour destruction, soustraction ou détournement de fonds publics ou pièces par personne dépositaire de l'autorité publique ou l'un de ses subordonnés", avait signalé le parquet il
y a quelques mois.

Entre mars 2009 et septembre 2010, plus de 3.600 PV, principalement des verbalisations de stationnement, auraient été annulés. Au total, 10% des contraventions ont été effacées, soit dix fois plus que la moyenne nationale.  Un manque à gagner évalué pour la ville à 70.000 euros 

Selon une source judiciaire, des témoins et des bénéficiaires ont déjà été entendus dans ce dossier, ainsi que des cadres de la municipalité et de la police municipale.
Interrogé par Sud Ouest au moment de la révélation des faits, Didier Borotra avait contesté le montant de 70.000 euros, tout en assurant qu'il n'avait pas le sentiment d'avoir été "inéquitable". Selon lui, les annulations auraient concerné des PV donnés à tort, des infirmières ou des médecins "qui ont du mal à stationner l'été" ou encore des personnes âgées.

Le syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait annoncé en juin un dépôt de plainte avec constitution de partie civile, dénonçant un maire "qui se croit au-dessus des lois".

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