Pyrénées-Atlantiques : la colère des riverains de Sanofi

© France 3 Sud Aquitaine
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Mercredi, une cinquantaine de riverains de l'usine Sanofi de Mourenx en Béarn ont protesté contre les rejets toxiques émis par l'usine. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques Gilbert Payet a également remis en cause les méthodes de l'industriel. 

Par MK avec Eric Poussard

"Stop aux rejets polluants".  En colère, une cinquante d'habitants du bassin de Lacq et de militants de la France Insoumise  étaient présents, ce mercredi devant les locaux de la communauté de communes Lacq-Orthez. Tous protestaient contre l'attitude de l'industriel Sanofi dans son usine de Mourenx, en Béarn. 

Le site a arrêté sa production en début de semaine, après que plusieurs médias ont qu'il rejetait des vapeurs de solvant toxiques, jusqu'à 190 000 fois au dessus des normes réglementaires.
 


Opacité


Selon les riverains, la direction du site, qui dans un premier temps a assuré que les habitants n'étaient pas exposés à ces rejets avant d'arrêter précipitamment sa production, fait preuve d'opacité sur le sujet.

"Pour moi c'est la suite logique de tout ce qu'il se passe, dénonce Xavier Hache, qui réside à proximité de l'usine. Tout nous est caché. Cela fait quatre ans qu'on se bat pour essayer d'avoir des réponses, on en a pas".
 

Problèmes de santé

Picotements dans les yeux, saignements de nez, suffocation, démangeaison… Les riverains dénoncent également les problèmes de santé auxquels ils sont confrontés, et qu'ils imputent à l'usine.


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Pyrénées-Atlantiques : la colère des riverains de Sanofi


L'entreprise savait que ces rejets existaient.



Pendant que ces derniers se mobilisaient devant le site, à l'intérieur la communauté de commune de Lacq Orthez, se tenait un comité de suivi en présence de l'industriel. Ici aussi, c'est le manque de transparence qui a été évoqué. 
"Nous avons reçu au mois de mars les mesures avec l'étude toxicologique, assure Gilbert Payet, préfet des Pyrénées-Atlantiques. Il apparaissait clairement que l'entreprise savait que ces rejets existaient"..


 

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