Des restaurateurs du Limousin à Paris pour sauver leur activité

Une soixantaine de professionnels du Limousin de l'hôtellerie-restauration ont participé ce lundi 14 décembre à Paris à une manifestation nationale pour demander une meilleure prise en charge de leurs pertes d'activités.

Une quarantaine de patrons de l'hôtellerie, la restauration et du tourisme de Creuse, Haute-Vienne et Dordogne présents à Paris ce 14 décembre.
Une quarantaine de patrons de l'hôtellerie, la restauration et du tourisme de Creuse, Haute-Vienne et Dordogne présents à Paris ce 14 décembre. © FTV

Les secteurs de la culture, du tourisme et de l'hôtellerie-restauration sont de nouveau quasiment à l'arrêt.

Ce lundi 14 décembre, les gérants de restaurants, cafés, brasseries, traiteurs, hôtels, discothèques mais aussi établissements de nuit, bowlings et thalassos, venus de toute la France, ont manifesté à Paris pour réclamer la réouverture «le plus rapidement possible» de leurs établissements.

Ce rassemblement, initié par l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) ainsi que le Groupement national des indépendants (GNI), a débuté vers 13 heures, sur l'esplanade des Invalides.

Les prestataires ainsi que les fournisseurs (brasseurs, viticulteurs, agriculteurs, métiers de bouche, primeurs, blanchisseurs…) étaient aussi représentés. Parmi la foule, une soixantaine de représentants du Limousin et de Dordogne venus ce matin en car.

Nous sommes dans une panade la plus complète. Nous n'avons pas de perspective d'avenir.

Alain Guillou, président Umih 87.

"Malgré une reprise cet été, c'est dur. Nous avons des aides mais pourquoi ne pas parler de baisse de la TVA, d'aides sur les charges sociales. Sinon, on fermera dans six mois" explique sur place Alain Guillou. 

Les gérants du Limousin demandent des comptes au gouvernement et ne comprennent pas pourquoi les restaurants restent fermés alors que les cantines d'entreprises sont ouvertes.

Certes, pour décembre et janvier, les établissements concernés percevront une indemnisation à hauteur de 20% de leur perte de chiffre d'affaires. Mais ce que les patrons demandent en urgence, c'est la prise en charge par les assureurs de leurs pertes d'exploitation. Selon les derniers chiffres du secteur, un tiers des professionnels envisage aujourd'hui de déposer le bilan.

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