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Retraites : le compte n’est pas bon 

Manifestation des retraités le 14 juin 2018 à Limoges. / © Emmanuel Denanot (France 3)
Manifestation des retraités le 14 juin 2018 à Limoges. / © Emmanuel Denanot (France 3)

Une nouvelle hausse de la CSG, une revalorisation des pensions très inférieure à l'inflation, les retraités ont le sentiment que le gouvernement leur fait les poches pour boucler ses budgets. Le ras-le-bol des retraités, c'est le thème, ce 7 octobre 2018, de Dimanche en Politique.

Par Christophe Bodin

Avec une hausse de 1.7 point de CSG au 1er janvier 2018 et des pensions nettement moins revalorisées que l'inflation, les retraités ont l’impression d’être le tiroir-caisse du gouvernement. Mais à l'inverse, le gouvernement juge lui que les seniors ont les moyens de faire un "effort générationnel" pour financer une hausse du pouvoir d'achat des actifs.

Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, appuie dans ce sens, lors d'une visite à Colombey-les-deux-Eglises, jeudi 4 octobre 2018, il a glissé à une retraitée qui l'interpellait qu'une des lignes de conduite du Général De Gaulle était de "n'avoir pas le droit de se plaindre", ajoutant que "le pays se tiendrait autrement s’il était comme ça."

Une petite phrase qui agace particulièrement des retraités, qui estiment, eux, qu'ils n'ont pas démérité durant leur vie de travail. Le ras-le-bol des retraités est-il justifié ? C'est le débat de Dimanche En Politique avec 4 invités :

Gérard Iffrig - Ancien cheminot - Secrétaire départemental CGT 87 retraités
Yves Martinez - Ancien directeur international chez Legrand
Daniel Deschamps - Ancien éleveur - Président des anciens exploitants agricoles 87
Gérard Wermelinger - Ancien professeur d'EPS - représentant de la Fédération générale des retraités de la fonction publique 87
 
Dimanche en Politique - Retraites : le compte n'est pas bon


Une nouvelle hausse de la CSG, 1.7 point,  ce qui porte à 8.3 le taux de prélèvement de cet impôt pour les retraités. Une nouvelle taxation qui a été très mal perçue. Plusieurs fois cette année, ils sont descendus dans la rue pour dire leur mécontentement et leur exaspération, et ils ont prévus, de nouveau, de manifester, le 18 octobre 2018.

Pour ces retraités en colère, la hausse de CSG est un nouveau mauvais coup porté à leur pouvoir d'achat. La suppression de la taxe d'habitation, qui doit intervenir sur 3 ans (-30 % en 2018, -65% en 2019 et -100% en 2020) ne suffira pas à compenser le manque à gagner. Car au-delà de la CSG, les retraités dénoncent une érosion continue du niveau de leurs pensions, avec des revalorisations toujours plus faibles que l'inflation. Le gouvernement a ainsi indiqué que cette année 2018 les retraites augmenteraient de 0.3%, alors que l'inflation devrait se situer au minimum à 1.5%







 

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