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Salon de l'agriculture : on ne boit plus de vin en France ?

L’engouement pour les stands de vin et ses dégustations colle mal avec les statistiques de production et de consommation françaises ou mondiale. Le SIA est aussi l’occasion de faire le point sur préférences, mythes et réalités.
2ème producteur mondial de vin, la France a connu son plus faible volume en 2017.
2ème producteur mondial de vin, la France a connu son plus faible volume en 2017. © cc. alohamalakhov
Le salon de l’agriculture est réputé pour être un immense supermarché du bon vivre à la Française. Un supermarché où l’on vient notamment commander des vins de qualité. De nombreux vignobles y sont représentés. Et pour beaucoup c’est l’occasion de venir boire à l’oeil. Une tendance contre laquelle les stands résistent. Autant pour le manque à gagner, car le prix des bouteilles dégustées est élevé, que par souci de (bonne) santé publique. Tous les moyens sont bons pour lutter contre ces gosiers en pente.



Mais cette pépie ponctuelle camoufle un mouvement de fond observé depuis quelques années. Les chiffres laissent apprêter clairement une baisse de la consommation.


Consommation en baisse en France

Avec 5.000.000.000 litres, la consommation de vin en France ne cesse de baisser depuis le début des années 70 (de 100 à 50 litres par an et par habitant en âge légal de boire). Exception faite des vins à bulles -eux ont connu une croissance entre 2007 et 2011.


Dans le même temps, en 2017, l’organisation internationale du vin souligne la baisse de la production française (-19%) avec un volume d’un peu plus de 36,7 millions d’hectolitres.
Une baisse que connaissent également les principaux concurrents français dans le Top 3. L’Italie (le premier producteur mondial) avec -23% (39,3 millions d’hectolitres) et l’Espagne avec -15% (33,5 millions d’hectolitres). Et la qualité en parallèle n'a cessé de s'améliorer.



Et c’est vrai que le Salon de l’agriculture de Paris est un rendez-vous important pour la filière viticole avec le concours général dédié aux AOP (Appellation d’Origine Protégée) et IGP (Indication géographique protégé). A la fin ce sont 3758 producteurs qui seront passés devant 3 169 jurés, des spécialistes composés d’oenologues, de négociants, de producteurs et de sommeliers. Entre les premières pré sélections organisées par les chambre d’agriculture et la fin de l’édition 2018, près de 17 000 vins auront été dégustés et 4 287 médailles distribuées.

La production souffre beaucoup du climat

Des études ont mis en évidence l'impact des changements climatiques sur la vigne. 2017 a été la première année au niveau mondial où on a produit moins de vin qu'on en a consommé. Dans le Bordelais, on commence à anticiper ces bouleversements entre aléas climatiques extrêmes et évolution des cépages...



Le vin bio 


Quel vignoble préférez vous ?

De leur côté les régionaux de l’étape ont un avis très arrêté sur leur préférence au singulier. Le sud ouest ne jure que par le Bordeaux. Plus à l’est, aux portes de Dijon, on ne leur fera jamais dire qu’ils apprécient autre chose que les nectars bourguignons.
Les visiteurs, quant à eux ne sont pas raides sur leurs choix. Ils aiment tout et parfois reflètent la diversité des terroirs au sein même des familles.





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