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Skateparks en Nouvelle-Aquitaine : un marché de plus en plus qualitatif

Le skatepark de Libourne fait partie de ces nouveaux skateparks réalisés en béton, une ancienne technique qui revient à la mode. / © FTV
Le skatepark de Libourne fait partie de ces nouveaux skateparks réalisés en béton, une ancienne technique qui revient à la mode. / © FTV

Depuis les années 80 les skateparks fleurissent un peu partout. Actuellement beaucoup s'en construisent dans la région, parfois ils sont simplement en phase de rénovation. C'est un marché porteur. Si le nombre de skateparks n'augmente pas forcément leur qualité, elle, évolue.

Par C.O

A Seignosse les ouvriers sont à pied d'oeuvre. Le chantier attaque sa phase finale et cruciale, celles des finitions. C'est une entreprise espagnole qui polisse le béton qui offrira des courbes parfaites d'ici peu. Et pour faire un travail de qualité il faut "sentir" la matière et la trajectoire, l'équipe est donc essentiellement composée d'artisans skateurs !
Comme Seignosse de nombreuses villes de France et de la région accèdent aux demandes des skateurs et font construire des espaces dédiés à ce sport arrivé dans le pays dans les années 80. Certaines étaient déjà dotées de skateparks mais le temps est venu des les remettre en état ou carrément d'en construire de nouveaux sur le même site ou ailleurs dans des lieux plus grands ou mieux appropriés.

Skateparks en béton ou modules ?

Jean-Baptiste Picot est spécialisé dans ce secteur. Il dessine et fait construire des skateparks un peu partout en France. Il n'est pas architecte en tant que tel mais designer et maître d'oeuvre. Depuis ses bureaux landais il répond à des commandes venues d'un peu partout en France et en Europe. Avec son entreprise Hall 04 il réalise entre 5 et 8 structures chaque année. Il ne propose que des skateparks en béton. Une technique qui est loin d'être nouvelle mais qui refait surface. Si elle coûte un peu plus cher au départ, elle nécessite en revanche beaucoup moins d'entretien sur long terme. C'est d'ailleurs ce qui a tendance à séduire ses clients.

Le Landais a fait le choix de ne pas proposer des structures faites de modules (le plus souvent en bois) assemblés qui auraient une durée de vie limitée. Pour lui l'évolution actuelle n'est pas quantitative mais qualitative. On ne construirait pas selon lui plus de skateparks qu'avant. En revanche, les techniques évolueraient, l'offre serait plus diversifiée et de meilleure facture.

France : un marché essentiellement public

Ses clients sont essentiellement des collectivités. Contrairement à des pays comme les Etats-Unis où mes financement sont le plus souvent privés, en France le marché est public. Si il travaille régulièrement avec Quiksilver sur des projets au Pays Basque ou encore au Portugal, plus de 90% de ses projets sont réalisés avec des communes. Et cela lui plait car il considère que les skateparks doivent être des espaces publics.

Pour cela les communes peuvent recevoir des subventions, notamment de la CAF. Certains skateparks peuvent ainsi être financés à près de 50%. Mais tout dépend des choix fait par la commune. Parfois elles décident d'utiliser ces aides pour d'autres projets sportifs.

Après Libourne, Lacanau dans les starting block

En ce moment il travaille notamment avec la ville de Lacanau qui entend candidater aux JO de 2024 pour les épreuves de surf. Et avoir un skatepark flambant neuf serait un atout considérable. Cela permettrait de montrer que la ville a la glisse en ADN. L'esquisse de la future structure a été finalisée. Elle représente une sorte de reproduction du lac, de la dune et de l'océan si emblématique de la commune girondine. Les travaux vont bientôt commencer sur un terrain gorgé d'eau du fait d'une météo bien capricieuse ces derniers mois. La maire Laurent Peyrdondet veut que cela aille vite et compte bien organiser l'inauguration du site cet été. Dans un second temps, le skatepark initial, installé le le long de l'océan, sera "retapé".



La ville de Libourne possède elle aussi un tout nouveau skatepark depuis quelques mois et son maire ne cache pas qu'il s'agit là d'un argument marketing. S'offrir un skatepark c'est en quelques sorte se payer une nouvelle image. Cela permet évidemment de régler les problèmes de cohabitation entre les habitants et les nuisances sonores liées aux skateboards. Cela a aussi le mérite de se mettre dans la poche un électorat.

Le skate, désormais discipline olympique

Une tendance qui s'amplifier dans les prochaines années. Depuis 2016 le skateboard fait désormais partie des épreuves proposées aux Jeux Olympiques et fera son entrée à Tokyo en 2020. Une évolution qui divise la communauté des skateurs. Mais qui va sans aucun doute avoir de réelles conséquences sur le marché de ce sport et l'investissement qu'y mettront des communes potentiellement candidates...


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