Jean-Marcel Darthout avait survécu à l'horreur perpétrée par les SS le 10 juin 1944. Il avait contribué à la création du Centre de la Mémoire d'Oradour-sur-Glane. Il s'est éteint le 4 octobre 2016 à 92 ans.

L'un des deux derniers survivants du massacre par des SS d'Oradour-sur-Glane, qui avait fait 642 morts en juin 1944, Jean-Marcel Darthout, est décédé mardi à l'âge de 92 ans.

Le 10 juin 1944, les soldats de la division SS Das Reich remontant vers le front en Normandie avaient semé la mort sur leur passage à Oradour. Dans l'ancienne église, plus de 450 femmes et enfants avaient été enfermés et brûlés vifs. Séparés en groupes, les hommes, avaient été mitraillés dans des granges, avant que le village ne soit entièrement incendié.


Laissé pour mort


Jean-Marcel Darthout, blessé par balles aux jambes et grièvement brûlé, n'avait dû son salut, comme Robert Hébras, qu'au fait d'être tombé sous les corps de camarades. Laissés pour morts, ils avaient réussi à s'extraire de la grange malgré les flammes, et se cacher toute la journée. Six personnes avaient à l'époque survécu au massacre.

J'ai toujours eu beaucoup de chance dans la vie, et ça a commencé ce jour-là


avait-il l'habitude de dire.

La commune d'Oradour, " en coordination avec l'association des familles de martyrs, et avec l'accord de ses proches " rendra à Jean-Marcel Darthout " un hommage appuyé lors de ses obsèques qui devraient se dérouler vendredi dans la petite église de Javerdat ", a déclaré le maire mardi. Mais " le meilleur hommage à lui rendre,  a-t-il insisté, est de promettre que les forces vives de la commune, les élus locaux, les associations mémorielles et la jeunesse continueront de porter témoignage et d'oeuvrer pour la paix ".

Jean-Marcel Darthout sera enterré à Oradour, où il avait fait préparer son caveau. " C'est là que je veux être, près de mes morts, près de ma mère et de ma femme ", déclarait-il.

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