Transat Jacques-Vabre : arrivée du premier samedi matin

Pascal Bidégorre (à g.) et François Gabart (à d.) regardent ensemble vers la ligne d'arrivé à Itajai (Brésil) / © AFP
Pascal Bidégorre (à g.) et François Gabart (à d.) regardent ensemble vers la ligne d'arrivé à Itajai (Brésil) / © AFP

Le premier bateau de la Transat Jacques-Vabre, l'un des deux maxi-trimarans de la classe Ultime, devrait franchir la ligne d'arrivée à Itajai (Brésil) samedi matin vers 8h. Le Charentais Gabart et Pascal Bidégorry ont pris une solide option sur la victoire.

Par Bernard Dussol

Macif (François Gabart/Pascal Bidégorry) ou Sodebo (Thomas Coville/Jean-Luc Nélias) ?

Les deux multicoques, longs d'une trentaine de mètres, se livrent un duel passionnant depuis plusieurs jours et Macif, sorti plus tôt du magma météo du Pot au Noir, possédait une avance d'environ 138 milles (250 km) jeudi à 16h00, avec encore quelque 795 milles à courir. Les deux trimarans géants vont devoir composer avec un ciel plombé, un maigre croissant de lune en fin de nuit, une baie d’Itajaí où les cargos au mouillage sont nombreux, un chenal d’entrée bien agité par la houle du large et des vents très perturbés par le relief environnant.

Sur le papier, c'est plié 

Difficile d'imaginer que la nouvelle bête de course de Gabart reste plantée pendant que son adversaire continuera d'avancer. Et tactiquement, les options sont limitées. Mais la météo peut encore réserver des surprises le long de la côte brésilienne. "Front orageux droit devant", a prévenu Richard Silvani, de Météo France, avec des empannages au menu dans un vent de nord/nord-ouest qui va basculer à l'est/sud-est. Reste le spectre de l'avarie mécanique, à laquelle songe forcément Gabart, surtout avec un bateau neuf... et dans ces parages.

Sodebo croit encore dans un renversement de situation

Lors de la dernière édition de la course, en 2013, Michel Desjoyeaux et le skipper charentais étaient en tête lorsque le mât de leur monocoque Imoca était tombé, le 21 novembre à 140 milles de Salvador de Bahia (Brésil). Vincent Riou et Jan Le Cam l'avaient emporté dans cette classe. "On n'a pas jeté l'éponge, a déclaré Coville jeudi. Tant que l'un de nous deux n'a pas passé la ligne tout est possible, même si les chiffres ne sont pas en notre faveur".


Quelques images à bord de Macif

Alors que la ligne d'arrivée se rapproche, entraînant un surcroît de stress pour les skippers des deux maxi-trimaran de tête, la vie à bord de ces araignées géantes est rythmée par les manoeuvres, la navigation et la préparation de quelques plats réchauffés. Voici quelques images tournées à bord de Macif.

 

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