La vaccination ouverte aux personnels hospitaliers, soignants de ville, pompiers, aides à domicile... sur rendez-vous

L'objectif de l'Agence Régionale de Santé est d'arriver à vacciner 6500 personnes en Nouvelle-Aquitaine d'ici la fin de la semaine. Et de maintenir, voire d'accélérer, ce rythme d'ici la fin janvier. Cinq à six centres de vaccination extérieurs aux hôpitaux devraient ouvrir dans chaque département.

5 à 6 centres de vaccination hors hôpitaux seront ouverts dans chaque département en lien avec les collectivités locales d'ici fin janvier. Là ce sont des vaccins ne nécessitant pas une congélation à moins 80°qui devraient être utilisés.
5 à 6 centres de vaccination hors hôpitaux seront ouverts dans chaque département en lien avec les collectivités locales d'ici fin janvier. Là ce sont des vaccins ne nécessitant pas une congélation à moins 80°qui devraient être utilisés. © F3Aquitaine

La campagne de vaccination devrait bel et bien s'accélérer d'ici 15 jours. Il était temps. "Nous sommes à quelques milliers de Français vaccinés quand, en Israël, ils ont dépassé le million et demi" déplore Philippe Buisson, le maire de Libourne en Gironde qui a réussi à convaincre les services de l'Etat d'installer un centre de vaccination dans l'ancienne caserne militaire de sa ville.

Ce sera l'un des tout premiers à accueillir les candidats à une injection en dehors des groupes hospitaliers. Il ouvrira d'ici la fin janvier. En Gironde, une dizaine de sites similaires sera mis en place et au moins cinq dans chaque département, en fonction du nombre d'habitants.

C'est une réponse à la colère des élus qui auraient voulu être associés dès le départ à cette campagne de vaccination cantonnée jusqu'à présent aux hôpitaux.

Des centres de vaccination au plus près de la population

Les choses auraient pu aller plus vite avec leur appui affirment-ils. "Nous pouvons mettre à disposition des locaux, des moyens humains et financiers" explique Philippe Buisson. "Incontestablement la campagne n'est pas efficiente, la France est à la traîne".

Les jours et mois qui arrivent seront difficiles et le seul espoir c'est le vaccin, toute journée perdue est une journée qu'on ne récupérera pas avec des centaines de morts. C'est tout l'enjeu.

Philippe Buisson, maire de Libourne

Il insiste sur l'importance d'ouvrir des centres de vaccination "au coeur des villes et des territoires" au plus près de la population. "Il y a une réticence des Français, il faut leur montrer que la vaccination est déployée et accessible".

"C'est une course contre la montre" ajoute la maire de Biarritz Maider Arostéguy qui propose d'ouvrir un centre dans le casino municipal. "Il y a des vies en jeu mais aussi des vies économiques. On sait que beaucoup de nos acteurs économiques ne s'en relèveront pas. Nous n'avons pas le droit d'attendre". 

La municipalité de Biarritz va ouvrir un centre de vaccination dans le casino

6500 Néo-aquitains vaccinés en une semaine

L'objectif de l'Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine est de vacciner 6500 personnes durant cette première semaine de déploiement du vaccin Pfizer-BioNTech. Puis de maintenir et d'accélérer ce rythme.

Pour l'heure, 50 000 doses ont été fournies à la région, 3000 de plus devraient arriver la semaine prochaine. "D'ici dimanche, on en aura consommé 6500, il en restera plus de 40 000 avec le réassort donc on a vraiment la capacité d'accélerer cette campagne de vaccination" affirme Benoît Elleboode, le directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine.

Les premières injections ont été administrées lundi 4 janvier en Béarn et en Charente-Maritime exclusivement dans des centres hopitaliers et établissements pour personnes âgées dépendantes.

Les résidents d'Ehpad, les personnels soignants, administratifs hospitaliers, les pompiers et les aides à domicile âgés de plus de 50 ans ou présentant des risques de comorbidité sont prioritaires pour le vaccin ainsi que les personnes de plus de 75 ans.

En Gironde, département où la densité de population est la plus élevée, le coup d'envoi de la campagne a été donné mercredi 6 janvier. 

La vaccination en dehors des centres hosptitaliers ne pourra se faire qu'avec l'arrivée des nouveaux vaccins, dont la conservation est moins contraignante que le Pfizer-BioNTech.

Les prochains seront les Moderna (conservation à - 20°) et Oxford/AstraZeneca (peut rester en réfrigérateur) avant les Curevac, Janssen et Sanofi pré-commandés mais pas encore sur le marché, 

L'ARS aura besoin de volontaires pour vacciner à tour de bras et fera appel aux médecins et infirmiers libéraux. Les laboratoires indépendants se disent prêts à apporter leur contribution pour effectuer la vaccination de masse à venir. "Nous avons des salles de prélèvement inoccupées l'après-midi et du personnel" confirme Henri-Pierre Doermann, biologiste et directeur des laboratoires Novabio à Notre-Dame-de-Sanilhac en Dordogne.

A ce jour 38 centres de vaccination sont ouverts en Nouvelle-Aquitaine. L'accès au grand public ne devrait pas être autorisé avant le mois de mars.

 

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