Décès de Joël Robuchon : quel avenir pour l'Institut international à son nom à Montmorillon dans la Vienne ?

Le décès de Joël Robuchon jette une ombre sur le projet d'Institut international Joël Robuchon, à Montmorillon dans la Vienne. Le permis de construire a été signé courant 2016, mais depuis les choses semblaient peiner à se mettre en place. Le décès du chef étoilé ne portera plus le dossier.

Joël Robuchon lors d'une visite à Montmorillon (Vienne)
Joël Robuchon lors d'une visite à Montmorillon (Vienne) © Anne-Marie Baillargé (France 3 Poitou-Charentes)
L'Institut international Joël Robuchon est un projet ambitieux : dans 10.000 m² de bâtiments, sur le site de l'ancien hôpital-monastère de Montmorillon, l'idée est de créer une école, un hôtel et un restaurant d'application de 60 couverts, de même qu'une cave dans l'octogone, un monument unique en Europe. Les financements sont privés, chinois essentiellement.

Comme il est expliqué sur le site internet de l'Institut, il aura pour vocation de "valoriser l’enseignement des arts culinaires français dans le monde en proposant à des étudiants internationaux des programmes d’enseignement supérieur intensifs, mêlant techniques approfondies et cours de management.

A terme, 1300 stagiaires venus du monde entier devraient fréquenter ce lieu unique au monde. 200 emplois pourraient être créés sur place, c'est-à-dire dans le territoire rural du Sud Vienne. Le permis de construire a été accordé en mai 2017.   

"Sa disparition nous amène des inquiétudes"

Seulement voilà, l'un des promoteurs de cet institut, c'est Joël Robuchon qui a mis son nom et son expérience dans le projet. L'annonce de son décès a aussitôt relancé les questionnements sur la concrétisation du projet. 

Interrogé à ce sujet, Ernest Colin, le maire de Montmorillon, a expliqué à l'Agence France Presse que "le projet [était] désormais en suspens". Il poursuit : "Joël Robuchon était en train de régler le financement de l'opération, évaluée à 60-70 millions d'euros. Selon les retours que nous avions, c'était en bonne voie". Joël Robuchon "devait prendre sa retraite à Poitiers, il voulait accompagner cet institut de formation, sa disparition nous amène des inquiétudes". 
 
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