Fonderies du Poitou : journée de grève dans l'attente du nombre de licenciements

Ingrandes-sur-Vienne - les Fonderies du Poitou - mars 2019. / © F3 PC : A.M.Baillargé
Ingrandes-sur-Vienne - les Fonderies du Poitou - mars 2019. / © F3 PC : A.M.Baillargé

Nouvelle journée de grève aux Fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne et Saint-Jean-Industries. Après avoir obtenu l'assurance du soutien et des commandes de Renault, jeudi, les salariés négocient ce vendredi, le nombre de licenciements avec Liberty house, repreneur potentiel des 2 sites.

Par Fabrice Dubault


La CGT a annoncé avoir obtenu une prime supra légale de 25 000 € auprès de Renault jeudi soir, dans le cadre du plan social des Fonderies du Poitou et pour favoriser les départs volontaires.
Le représentant du groupe Renault en visite à Ingrandes-sur-Vienne s'est dit prêt à soutenir les projets de reconversion.
 

Bruno Moustacchi, responsable des achats de Renault a affirmé : "Nous sommes prêts à participer à tous les projets de reconversion. Le client ne peut pas être le pilote mais on sera là, aux côtés de toutes les parties prenantes".


Ce vendredi, les discussions se poursuivent avec le repreneur potentiel Liberty House pour fixer le nombre de licenciements. Les chiffres vont de 150 à 300, sur les 2 sites Fonte et Alu pour près de 800 salariés.
Liberty house pourrait reprendre 312 des 403 employés de la Fonderie Fonte à Ingrandes-sur-Vienne et 270 des 330 salariés de la Fonderie Alu de Saint-Jean-Industries.

Pour Fonte, les syndicats demandent au moins 336 postes conservés.

Comme jeudi, à nouveau, les ouvriers sont en grève ce vendredi.
 

Poitiers : audience du tribunal de commerce reportée au 28 mars


Le tribunal de commerce de Poitiers a reporté jeudi au 28 mars sa décision sur une éventuelle reprise du sous-traitant automobile Fonderie du Poitou Fonte (FPF), basé à Ingrandes-sur-Vienne.

Le tribunal de commerce de Lyon avait reporté mardi au 27 mars son audience sur l'usine mitoyenne de Saint-Jean Industries Alu, également en redressement judiciaire.

Les deux unités voisines, qui emploient près de 800 personnes, font en effet l'objet de 2 offres de reprise conjointes, dont celle du géant britannique Liberty House.
Interrogé mardi à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait estimé que l'offre de Liberty House était "solide" mais "mérite d'être améliorée".
 

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