• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Fonderies du Poitou : vers un nouveau report des décisions des tribunaux de commerce de Poitiers et Lyon

Ingrandes-sur-Vienne - les Fonderies du Poitou - mars 2019. / © F3 PC : AM.Baillargé
Ingrandes-sur-Vienne - les Fonderies du Poitou - mars 2019. / © F3 PC : AM.Baillargé

Les audiences des tribunaux de commerce de Poitiers et de Lyon concernant la reprise des Fonderies du Poitou devraient être une nouvelle fois reportées. Prévues pour les 9 et 10 avril, les décisions ne seront pas rendues avant les 23 et 24 avril.

Par Fabrice Dubault


Ce 3e report, selon des syndicalistes des Fonderies du Poitou, intervient à la demande de Liberty House. Le groupe britannique est le probable repreneur des 2 sites d'Ingrandes-sur-Vienne. Mais il négocie encore les volumes de commandes avec Renault, le principal client.
Un accord entre les 2 parties n'étant toujours pas intervu ce lundi soir.

L'objectif est toujours de négocier avec Renault le volume et la durée des commandes après la reprise et le prix des pièces.

Prévues pour les 9 et 10 avril, les décisions ne seront pas rendues avant le 23 avril pour le site Alu et le 24 avril pour le site Fonte.

Liberty House est "désormais seul en lice" et c'est sur sa demande que le tribunal a reporté sa décision, a assuré à l'AFP Tony Cleppe, délégué CGT pour l'usine FPF, victime principalement de la chute du diesel.
 

Ce nouveau report "n'est pas rassurant pour les salariés", qui "attendent le dénouement de cette procédure le plus rapidement possible", a déploré la CGT dans un communiqué.


Il reste "deux points bloquants" avec Renault, principal donneur d'ordre


"Le premier point bloquant entre Renault et Liberty, c'est la gestion de l'amiante. Avant 1996, quand Renault était encore propriétaire de l'usine, les salariés ont été exposés à l'amiante. Mais aujourd'hui, Liberty ne veut pas, en reprenant l'usine, hériter de la gestion de ce contentieux avec les salariés", a précisé Tony Cleppe, syndicaliste.
La semaine dernière, la Cour de cassation a ouvert la voie à l'indemnisation du préjudice d'anxiété pour tous les travailleurs exposés à l'amiante, sous certaines conditions qui laissent présager des débats complexes devant les tribunaux.

L'autre point d'achoppement entre Renault et Liberty House, c'est "le volume des commandes pour l'exercice 2021". Liberty estime qu'il "n'a pas suffisamment de garanties sur ce point", a résumé le délégué CGT.

Une nouvelle attente pour les 750 salariés des 2 entreprises.
 

Liberty House voulait reprendre 312 des 403 employés de la Fonderie Fonte à Ingrandes-sur-Vienne et 270 des 330 salariés de la Fonderie Alu Saint-Jean-Industries.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Master d'Hasparren de pelote basque : la blessure impressionnante de Peio Larralde

Les + Lus