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Journées européennes des métiers d'art : entre tradition et hi-tech

Les journées européennes des métiers d'art se déroule jusqu'à ce soir. Des artisans et des artistes de la région ouvrent leurs portes aux visiteurs. Rencontre, dans la Vienne, avec une artiste potière. / © FTV
Les journées européennes des métiers d'art se déroule jusqu'à ce soir. Des artisans et des artistes de la région ouvrent leurs portes aux visiteurs. Rencontre, dans la Vienne, avec une artiste potière. / © FTV

Les journées européennes des métiers d'art se déroule jusqu'à ce soir. Des artisans et des artistes de la région ouvrent leurs portes aux visiteurs. Rencontre, dans la Vienne, avec une artiste potière.

Par CM avec AFP

L'artisanat vous interesse ? Profitez de ce week-end pour aller à la rencontre d'artistes et d'artisans locaux qui ouvrent leurs portes à l'occasion des 11èmes journées européennes des métiers d'art.

Une potière du nord de la Vienne, installée à Saint-Pierre de Maillé, nous a ouvert ses portes.
Journées européennes des métiers d'art : entre tradition et hi-tech
Les journées européennes des métiers d'art se déroule jusqu'à ce soir. Des artisans et des artistes de la région ouvrent leurs portes aux visiteurs. Rencontre, dans la Vienne, avec une artiste potière. - France 3 Poitou-Charentes - Anne-Marie Baillargé, Antoine Morel et Josiane Etienne

Le hi-tech entre dans la danse


Un verrier en Haute-Loire, un collectif utilisant la 3D, un plisseur en Normandie... Des artisans aux savoir-faire ancestraux associant les nouvelles technologies ouvriront leurs ateliers au le public lors des 11èmes Journées européennes des métiers d'art (JEMA), de vendredi à dimanche.

"Le savoir-faire et le numérique permettent d'envisager des productions totalement nouvelles", selon Marie-Hélène Fremont, directrice de l'Institut national des métiers d'art (INMA).

Avec 280 métiers représentés sur tout le territoire, un ambassadeur par région, la 11ème édition à "pour mission de valoriser ces savoir-faire et de montrer que ce sont des métiers d'avenirs", explique la directrice.

La manifestation aura lieu simultanément dans 18 pays européens et avait attiré plus de 1,2 million de visiteurs en 2016.

Signe du renouveau de ces métiers à l'image parfois poussiéreuse, "l'afflux majeur de jeunes qui sortent des filières classiques non plus par défaut, mais par un choix raisonné et très volontaire", ajoute Marie-Hélène Fremont.

La responsable donne l'exemple du maître verrier Emmanuel Barrois, installé à Brioude en Haute-Loire, qui a su créer un verre "que même les grands industriels ne savent reproduire". Ou encore le collectif des "Arts Codés" qui met la 3D au service de ses créations de meubles ou d'objets en verre.

'Créer du lien'

Du côté des savoir-faire manuels, le plisseur Maître d'art Pietro Seminelli, dont l'un des ateliers est implanté à Molay-Littry en Normandie, à réinventé et poussé à l'extrême son activité en créant de véritables sculptures en papier kraft, assisté par un ordinateur.

Il a su mettre sa technique au service des plus couturiers et notamment du créateur de mode japonais Yohji Yamamoto.

A Nantes la mosaïste Paulina Okurowska a déplacé son savoir-faire en travaillant l'ardoise pour confectionner en autre des ailes dans ce matériaux.

L'autre enjeu de ces rencontres avec les artisans "d'une génération collaborative et interdisciplinaire" est de montrer "que le public peut faire appel à eux", explique Marie-Hélène Fremont.

Ils sont là pour développer les métiers au carrefour de la culture et de l'économie (M-H Fremont, directrice de l'INMA)


La plupart "s'adaptent au budget de leurs clients", et "ce n'est pas inabordable, 61% des visiteurs ont acheté ou on l'intention d'acheter", assure la directrice.

Avoir un sac personnalisé ou un bijoux unique "n'est pas plus cher" et "permet de créer du lien" entre les créateurs et leurs clients, insiste Marie-Hélène Fremont.  

Un lien économique aussi, d'abord parce que la majeure partie des artisans sont ancrés dans leurs régions, et ensuite car ils font travailler des personnes qui leur sont proches. 

"Ils sont là pour développer les métiers au carrefour de la culture et de l'économie. Il y a un savoir faire et une part de créativité", sur leur territoire ajoute la directrice.

"La transmission ce n'est pas le passé, mais c'est penser le futur", explique la directrice.

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