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Affaire Massonnaud : la Cour d'appel de Bordeaux rejette la légitime défense

La Cour d'appel de Bordeaux / © Maxppp
La Cour d'appel de Bordeaux / © Maxppp

La Cour d'appel de Bordeaux a tranché aujourd'hui dans ce dossier vieux de 9 ans. Elle a rejeté la thèse de la légitime défense invoquée par le policier qui avait tué un Poitevin dans la nuit du 14 août 2007.

Par Bernard Dussol

Légitime défense contre bavure, il aura fallu 9 années de procédure pour que la justice tranche définitivement sur l'affaire Massonnaud, du nom de cet habitant de Poitiers tué dans la nuit du 14 août 2007 dans la Grand'rue, à Poitiers, par un policier qui invoquait la légitime défense.

Ce soir d'août 2007, Olivier Massonnaud a bu. Beaucoup trop. Il est en plein divorce et l'alcool aidant il devient menaçant, frappe sa nouvelle petite amie chez qui il se trouve dans un immeuble du centre-ville de Poitiers. Il est très agité, manipule un couteau, menace et insulte les policiers, puis s'enfuit par les toits, pénètre dans un autre appartement, redescend dans une cour où il tente de se cacher entre deux voitures.

C'est là que les policiers le trouvent un peu plus tard, en suivant d'importantes traces de sang qui les mènent jusqu'à lui. Entouré, il lève les bras et reçoit une balle de pistolet en plein ventre. Le policier qui a tiré expliquera qu'il s'est senti menacé et qu'il a agi en état de légitime défense.

Une version contestée par le père d'Olivier, François Massonnaud, qui décide de porter plainte avec constitution de partie civile qui vise le policier auteur du coup de feu : Jocelyn Chauveau. La justice attendra 6 années pour rendre une ordonnance de non-lieu, le 7 février 2013, confirmée en appel en février 2014.

Mais en septembre 2015 la cour de Cassation casse le non-lieu et décide le renvoi de l'affaire devant la cour d'appel de Bordeaux qui vient donc de rendre sa décision aujourd'hui. La légitime défense n'est pas retenue par les magistrats et le policier sera mis en examen, comme le souhaitait le père d'Olivier, Francois Massonnaud, qui n'a jamais rien cédé tout au long de cette très longue procédure.
 

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