Assises de la Vienne : ​​​​​​​8 ans de réclusion avec obligation de soins pour l'ex-entraîneur sportif

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Les jurés ont rendu leur verdict et reconnu coupable de viol et d'agressions sexuelles l'ancien kinésithérapeute, également ex-entraîneur d'un club de triathlon. Trois jeunes femmes, mineures au moment des faits, disent avoir subi ses assauts à plusieurs reprises.

Le jury de la cour d'assises de la Vienne est resté en deçà des réquisitions de l'avocate générale qui avait réclamé de 10 à 12 ans de réclusion. La condamnation prononcée inclut toutefois un suivi socio-judiciaire. Si Frédéric Berland ne se soumet pas à l'obligation de soins pendant cinq ans, sa peine de prison sera allongée de deux ans.

L'inertie des autorités sportives...

Pour Marine, l'une des jeunes victimes, la page est tournée. Elle a 14 ans lorsqu'elle est sexuellement agressée par son entraîneur de triathlon. L'homme est reconnu et respecté dans le milieu sportif. Les parties civiles dénoncent une forme d'impunité.
 

En tant qu'entraîneur, il n'a pas forcément arrêté donc la ligue de triathlon n'a pas pris les mesures nécessaires pour qu'il n'y ait plus de problème.

Marine, victime d'agression sexuelle

Pourtant Marine porte plainte quelques semaines après les faits. Les langues se délient, une deuxième jeune athlète mineure révèle également avoir été sexuellement agressée. La troisième victime est la cousine de l'entraîneur. A 16 ans, elle le consulte pour des séances de kinésithérapie, elle l'accuse de l'avoir violée à trois reprises.
 

Les faits remontent à 17 ans en arrière, c'est une jeune fille qui a perdu beaucoup de temps dans sa construction de jeune adulte et qui est parvenue parce qu'elle en a les ressources à aller mieux avec le temps mais qui continue d'avoir un certain nombre de difficultés, d'avoir besoin d'un étayage sur le plan psychologique, c'est quelque chose qui laisse des marques très très longtemps.

Maître Lee Takhedmitt, avocat de la partie civile

Le poids de l'emprise psychologique

Dans son réquisitoire, l’avocate générale a évoqué l’article pénal relatif à la contrainte morale, c’est-à-dire la vulnérabilité psychologique de la jeune femme qui aurait été sous l’emprise d’un homme plus âgé, extrêmement influent et surtout admiré de tous dans son milieu familial et professionnel.
Au début des années 2000, il exerçait une partie de son activité de kiné au sein du club de volley de Poitiers. Mais aucun acte délictueux ne s'est produit dans ce cadre-là.

Juste avant la délibération des jurés, Frédéric Berland s'est excusé auprès des trois jeunes femmes pour n'avoir selon ses mots "pas réalisé le mal qu'il pouvait faire".
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