COP26 : rejoindre Glasgow depuis Poitiers, le choix cornélien du train ou de l'avion

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Écrit par Clément Massé avec François Bombard et Antoine Morel
Notre équipe, Antoine Morel et François Bombard, sont en route pour Glasgow pour une série de reportage en marge de la COP26.
Notre équipe, Antoine Morel et François Bombard, sont en route pour Glasgow pour une série de reportage en marge de la COP26. © Antoine Morel - France Télévisions

Notre équipe vient d'arriver à Glasgow pour une série de reportages en marge de la COP26. Pour rejoindre l'Écosse, elle avait le choix entre le train et l'avion. Entre près de 300 kg de CO2 en avion et à peine 34 kg en train, nos journalistes ont fait le choix du train. Récit.

Il fallait faire un choix. Train, voiture ou avion, pour se rendre à Glasgow depuis Poitiers, l'option la plus rapide n'était pas forcément la moins coûteuse en émission de gaz à effet de serre.  

On a donc fait des recherches. Rapidement, nous avons exclu la voiture. Trop long, et surtout trop fatiguant. Restaient le train et l'avion. Dans les deux cas, le départ se fait à 06h12. De Poitiers, Il faut moins de 12h de trajet en train. En avion, en partant d'Orly, il faut 11h au total avec escale à Dublin et ensuite une navette pour enchaîner avec le train entre l'aéroport et le centre de Glasgow.

L’avion se révèle environ 2 heures plus rapide. Côté prix, le voyage en train s'élève à 274 euros et celui en avion à 193 euros (mais avec un seul bagage).

Bilan carbone

Quant au bilan carbone, il s'élève à près de 300 kg de CO2 pour l'avion contre un peu moins de 34kg* en train, selon des estimations fournis par oui-sncf.com et le blog Greenly Earth. (Le voyage entre Poitiers et Paris est estimé à 4 kg d'émissions de CO2 et celui entre Londres et Glasgow à 30 kg).

Pour le trajet, notre équipe s'est munie d'un peu de lecture (une biographie de John Lennon) et d'un camarade de voyage en la personne d'un petit pingouin monté sur ressort, animal devenu symbole du réchauffement climatique.

Désormais, le passage vers la Grande-Bretagne se mérite. "On a passés sans difficultés les formalités. Enfin presque", nous confie François Bombard. 

Crise sanitaire oblige, les formalités administratives sont lourdes. Il faut réserver (et payer donc) un test PCR (ou antigénique) à faire à J+2, remplir le Passenger locator form qui se révèle assez long et demande une bonne maîtrise de l’anglais. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, il faut également présenter un passeport valide ! (Et oui, fini la carte d’identité. C'était bien pratique...)

Question timing, les autorités recommandent de se présenter à l'embarquement Eurostar, gare du Nord, 2 heures à l'avance. Comme l’avion donc. "On est arrivés 1h30 avant l'embarquement et c’était déjà noir de monde", poursuit notre équipe. "Les portillons ferment 45’ avant le départ. Ça laisse quand même plus de temps que l’avion…"

Bref, avion ou train, se rendre au Royaume-Uni demande vraiment beaucoup d’efforts, du temps et de l’argent. Forcément, c'est aussi générateur de stress.

Une certitude : un voyageur qui ne parlerait pas anglais ou ne maîtriserait pas le net, ne pourrait pas s'y rendre. 

*Une première version de cet article indiquait un bilan carbone total de moins de 4kg. Ce chiffre était erroné et ne correspondait qu'à la partie SNCF du trajet, de Poitiers à Londres.

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