Coronavirus. Un médecin du CHU de Poitiers contaminé, il consultait à la prison de Vivonne et auprès de migrants

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Le médecin du CHU de Poitiers contaminé au coronavirus qui avait consulté à la prison de Vivonne travaillait aussi au Relais Georges Charbonnier à Poitiers. Il avait procédé à une soixantaine de consultations en début de semaine dans ce centre qui accueille des migrants.

Par Valérie Prétot avec Valentine Leboeuf

Douze détenus du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne ont provisoirement été "placés en confinement" après avoir été en contact avec un médecin du CHU déclaré mercredi porteur du coronavirus. Le confinement est désormais levé car l'Agence Régionale de Santé a estimé qu'il n'y avait plus aucun risque à l'intérieur de la prison. Onze des douze détenus étaient déjà à l'isolement ou en quartier disciplinaire. 

 Le médecin, qui portait un masque à ce moment, a eu en consultation des détenus en début de semaine. Ils ont été placés en confinement dans un quartier à part de la détention ordinaire, dans d'autres bâtiments.
- Emmanuel Giraud, responsable régional du SNP-FO.

Le médecin travaillait aussi au Relais Georges Charbonnier à Poitiers. Il avait procédé à une soixantaine de consultations en début de semaine dans ce centre qui accueille des migrants. Des mesures ont été prises pour protéger le personnel et les adhérents. Le centre médico-social a rouvert ses portes après avoir été nettoyé. Masques et gel hydroalcolique sont désormais obligatoires, et l'entrée se fait au compte goutte. 
Le centre médical continue de fonctionner mais le restaurant social restera fermé jusqu'à la fin du mois. 
Les salariés du restaurant ont été confinés à leur domicile. Le CHU de Poitiers et l'Agence Régionale de Santé identifent toutes les personnes qui ont été en contact avec le médecin. 

On a réuni l'ensemble des partenaires pour nous adapter à la situation. On va assurer une continuité de soins pour les personnes en grande précarité. On accueille 50 personnes par jour, on les fera rentrer au goutte à goutte. Il faut qu'il y ait une continuité de soins.
Gaëlle Perigaud-Morlat, directrice génrérale du CCAS Poitiers.

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