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Une jeune femme, mère de trois enfants, tuée à Maillé dans la Vienne. Son ex-compagnon a été arrêté

La victime habitait dans ce pavillon de Maillé, dans la Vienne, depuis le début du mois d'août. / © José Sousa/ France Télévisions
La victime habitait dans ce pavillon de Maillé, dans la Vienne, depuis le début du mois d'août. / © José Sousa/ France Télévisions

Une jeune mère de famille, âgée d'une trentaine d'années, a été retrouvée morte à son domicile, mercredi à Maillé dans la Vienne. Selon les premières constatations, elle a été tuée par un coup de fusil. Son ex-compagnon est en garde à vue.

Par C.H

La jeune femme s'était installée au début du mois d'août avec ses trois enfants dans un pavillon de Maillé, à l'ouest de Poitiers.
Son corps a été découvert hier mercredi dans la matinée par les gendarmes. Ses enfants n'étaient pas présents dans la maison au moment des faits. 
Son ex-compagnon a été interpellé peu après la découverte du corps sans vie de la trentenaire. Il a été placé en garde à vue par la section de gendarmerie de Poitiers.
Ce jeudi après-midi, le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux, a donné des précisions sur le déroulement des faits et a précisé qu'une enquête pour assassinat avait été ouverte.

Tuée d'une balle de fusil 

La jeune mère de famille a été tuée dans la nuit de mardi à mercredi alors qu'elle était en train de fêter son 30ème anniversaire avec son compagnon actuel qu'elle fréquentait depuis une quinzaine de jours. A minuit, alors que son compagnon allait dans la chambre, la jeune femme sort de la maison pour aller chercher quelque chose dans sa voiture. Peu de temps après, son ami entend des cris et une détonation et en se rendant à l'extérieur, il découvre le corps dans une mare de sang. La jeune femme va ensuite décéder avant l'arrivée des secours, appelés par son compagnon.
Les premiers résultats de l'autopsie pratiquée aujourd'hui à Poitiers indiquent que la victime est décédée suite à un coup de fusil au niveau du thorax.

Une plainte pour menaces et harcèlement

Son ancien compagnon, qui habite dans la commune voisine de Latillé, est rapidement suspecté par les enquêteurs et est interpellé en fin de matinée par les gendarmes. Il a vécu pendant un peu plus de quatre ans avec la victime. Il est le père de son dernier enfant mais le couple s'est séparé en mars dernier. Après cette séparation qui s'est révélée conflictuelle, l'ex-compagnon s'est montré violent et menaçant au point de décider la jeune femme à se manifester pour tenter de se protéger. Elle avait déposé plainte en mai dernier à Parthenay pour menaces et harcèlement. À la suite de cette plainte l'homme avait déjà été mis en garde à vue.  

Le suspect a avoué le meurtre

La garde à vue du suspect a été prolongée jusqu'à ce vendredi. Le suspect qui niait les faits depuis son interpellation a finalement avoué le meurtre de son ex-compagne en présence de son avocat. Toutefois, il réfute la préméditation de son geste. Selon lui, il était venu voir la jeune femme avec un fusil dans le but de lui faire peur et dans l'espoir de la reconquérir. "Le coup est parti tout seul", voilà ce que l'homme a déclaré aux enquêteurs. Une version jugée fantaisiste par le parquet. 

L'homme doit à présent être présenté à un juge d'instruction. Une instruction criminelle pour assassinat (meurtre avec préméditation) est ouverte à son encontre. Il risque à présent la réclusion criminelle à perpétuité. 

Déjà condamné en 2012 pour violences sur sa compagne

L'homme a déjà été condamné en 2012 pour des faits de violences sur son ancienne compagne. Il avait écopé d'une peine de deux et demi de prison. Cette fois, s'il est accusé d'assassinat, il risque une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
A ce jour, près d'une centaine de fémicides ont été comptabilisés en France depuis le début de l'année. Un chiffre qui doit alerter et qui est en nette augmentation. En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. 
La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa, a promis que le "Grenelle des violences conjugales", qui doit durer du 3 septembre au 25 novembre "va donner lieu à un engagement du Premier ministre et à des annonces très fortes". 
 

À l'initiative de plusieurs associations, un rassemblement est organisé à la mémoire de la victime, ce dimanche 1er septembre à Poitiers. Le rendez-vous est fixé à 10 heures aux Couronneries en face du supermarché. 

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Gilles Gauthier, directeur de la SOBEVAL

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