Le groupe Génération Identitaire dissous, ses militants s'étaient fait connaître en occupant la mosquée de Poitiers

Le groupe d'extrême droite Génération Identitaire qui s'était fait connaitre en occupant le chantier de la mosquée de Poitiers en 2012 a été officiellement dissous. Le Conseil d'État estimant que ce groupe faisait la promotion d'une "idéologie incitant à la haine et à la violence".

Les militants identitaires sur le toit de la mosquée de Poitiers
Les militants identitaires sur le toit de la mosquée de Poitiers © France 3

Le groupe d'extrême-droite Génération Identitaire est officiellement dissous. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin avait engagé la procédure de dissolution après une nouvelle action d'éclat dans les Pyrénées le 19 janvier dernier. Les militants avaient fait une opération anti-migrant en patrouillant sur les routes et dans la montagne pour empêcher d'éventuels migrants de traverser la frontière. Les responsables de l'opération parlaient alors de "sécuriser la frontière".

Un groupe fondé en 2012 

Génération Identitaire avait été fondée en 2012 et sa première opération médiatique avait été l'occupation du chantier de la mosquée de Poitiers le 20 octobre 2012. Dès six heures du matin, les militants étaient arrivés pour grimper sur le toit de la mosquée. Ils y avaient passé une partie de la matinée  en lançant des slogans hostiles avant de redescendre encadrés par la police et sous les yeux consternés de musulmans poitevins

Une relaxe pour vice de procédure

Cinq ans plus tard, les militants avaient été jugés en première instance puis en appel à Poitiers et le tribunal avait prononcé la relaxe pour cause de vice de procédure. Les délais de prescription ayant été dépassés.

Après ce premier fait d'armes, Génération Identitaire avait organisé de nombreuses autres opérations contre l'immigration et plus spécifiquement l'immigration de Musulmans. Lors de leurs opérations dans les Alpes ou dans les Pyrénées, les militants  qui se déclaraient favorables à la remigration, c'est à dire le retour des réfugiés dans leur pays d'origine, affirmaient qu'en cas de franchissement des frontières ils contacteraient les forces de police et de gendarmerie afin que les migrants soient interpellés.

Les responsables du mouvement dissous ont fait savoir qu'ils continueront à s'opposer à cette dissolution.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique religion société