VIDÉO. Le four solaire, une alternative écologique et économique ?

durée de la vidéo : 00h01mn51s
Quoi de mieux que les fours solaires pour cuisiner dans votre jardin en pleine canicule ? À Mignaloux-Beauvoir, un passionné du soleil les fabrique chez lui. Reportage de Cem Taylan et Morgane Knoll. ©France Télévisions

Alors que les coûts de l'énergie ne cessent de monter et que la sobriété énergétique est de rigueur pour faire face au dérèglement climatique, plusieurs alternatives existent pour réduire sa consommation. Parmi elles, le four solaire. Fabriqués dans la Vienne, son concepteur assure qu'en été, ils sont aussi efficaces qu'un four traditionnel.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Pour faire cuire leur repas du midi, la famille Marcireau n'a pas besoin d'électricité, de gaz ou de faire un feu. Leur nouveau four solaire est amplement efficace, d'autant plus pleine canicule, sous 36 degrés. En moins de cinq minutes, leur cocotte de ratatouille est déjà en train de bouillir. "Ça va vraiment vite !", constatent-ils. 

Ce four, c'est Jean-Luc Herpin qui l'a fabriqué dans son atelier de Mignaloux-Beauvoir. Avec son association de l'Amicale de l'énergie solaire et solidaire, il a mis au point quatre modèles de fours chauffant grâce aux rayons du soleil. Une alternative économique et écologique qui chauffe jusqu'à 250 degrés en été.

"En été, cela cuit aussi vite que dans un four traditionnel"

Pour créer ses fours solaires, Jean-Luc Herpin n'a rien révolutionné. "Depuis longtemps, l'homme utilise le soleil", assure-t-il. Il prend en exemple les Incas ou les Grecs à l'époque Antique. S'il existe plusieurs formes de fours solaires, le plus puissant prend la forme d'une parabole avec un principe simple : la réflexion des rayons du soleil. "Quand ils viennent frapper les miroirs, grâce à leurs formes, ils vont réfléchir et chauffer le centre de la parabole", explique Jean-Luc Herpin. Il l'assure : si on y met un bout de bois ou du papier journal, il brûlerait.

Pour que la température la plus chaude soit atteinte, il faut orienter la parabole de manière que le soleil soit parfaitement dans l'axe. Bien entendu, en hiver ou quand le soleil se cache, c'est plus compliqué. Mais en été, selon son créateur, le four solaire pourrait remplacer le four traditionnel. "Il faudrait des changements d'habitude et apprendre à vivre avec le soleil, mais quand celui-ci est au zénith, on va aussi vite que dans un four traditionnel, à condition d'avoir une bonne casserole noire et de préférence en fonte", complète-t-il.

Une solution pour baisser sa consommation énergétique ? 

Selon Jean-Luc Herpin, le four solaire compte parmi les solutions pour répondre au défi énergétique. "Avec la crise climatique et énergétique, on épuise nos réserves, donc il faut trouver des solutions afin que l'on soit plus économes", appuie-t-il. Une solution qui a un coût. Stéphane Marcireau a déboursé plus de 400 euros pour son four solaire. Un petit peu plus qu'un four traditionnel, mais avec de nombreuses économies d'énergie à la clé.

Pour le moment, ceux qui ont passé le pas sont encore rares. "On peut espérer qu'à l'avenir, les gens se disent : "pourquoi pas un four solaire et cuisiner autrement ?" On utilise moins d'électricité, moins de gaz et on montre aux enfants que le soleil est aussi un allié pour la cuisson et la vie de tous les jours", se rejouit Stéphane Marcireau. Lui semble conquis.