Protocole sanitaire: "Il faudrait une obligation de moyens pour l'école", selon le syndicat des enseignants de la Vienne

Publié le Mis à jour le
Écrit par Olfa Ayed
La rentrée des classes 2021-2022 se déroulera selon un protocole sanitaire de niveau 2.
La rentrée des classes 2021-2022 se déroulera selon un protocole sanitaire de niveau 2. © France Télévisions

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a dévoilé le protocole sanitaire pour la rentrée 2021, dimanche 22 août. Selon Gilles Tabourdeau, secrétaire départemental SNUipp-FSU de la Vienne, les mesures ne sont pas suffisantes.

"Ce protocole est insuffisant, souligne Gilles Tabourdeau, secrétaire départemental SNUipp-FSU de la Vienne, invité du 12/13 de France 3 Poitou-Charentes, lundi 23 août 2021. Il est en-deçà de celui en vigueur en juillet au moment de la sortie (scolaire ndlr) alors que le variant delta se déploie de façon massive". Selon le représentant des enseignants du département, le protocole, présenté dimanche 22 août par le ministre de l’Éducation nationale, ne correspond pas à la situation épidémique actuelle.

Pour cette rentrée 2021, c’est le niveau 2 du protocole sanitaire qui a été choisi : les mesures ont été réparties en quatre niveaux pour s’adapter au contexte sanitaire général.

Mais pour le syndicat enseignant, ce niveau est en décalage avec la réalité : "Le brassage est autorisé à la cantine ! (…) Le tracing sera difficile. Il sera délicat de trouver les lieux de contaminations et de cas contacts", s’inquiète-t-il. Selon Gilles Tabourdeau l’explication serait du côté du coût élevé de mesures plus strictes : "Le précédent protocole avait un surcoût : ça prolongeait le service de restauration, il y avait plus de personnel. (…) Il ne leur a pas été demandé (les collectivités ndlr) de poursuivre ce protocole".

"Obligation de moyens pour l’école"

Toutefois, selon les mesures présentés sur le site du gouvernement, au niveau 2 du protocole, le brassage est bien limité entre les élèves, et dans l’espace de restauration, "dans la mesure du possible", ce sont les mêmes élèves qui pourront déjeuner ensemble à la cantine "dans le premier degré". "Il est recommandé d’organiser un service individuel (plateaux, couverts, eau, dressage à l’assiette ou au plateau)", indique-t-on également sur le site internet du ministère de la santé. Rien n’est cependant dit du côté des collèges et lycées au sujet de la prise des repas.

Pour nous, l’obligation n’est pas vaccinale. Il faudrait une obligation de moyens pour l’école. Le ministre a annoncé hier qu’il était nécessaire d’avoir des détecteurs de CO2 dans les écoles. Les collectivités n’ont pas eu le temps de passer commande. On voit bien qu’il y en a eu de plus en plus et ça va créer des disparités.

Gilles Tabourdeau de la SNUipp-FSU

Écoles : pas de pass sanitaire, campagne vaccinale et masques

Selon les annonces de Jean-Michel Blanquer, dimanche 22 août, le pass sanitaire ne sera pas obligatoire à l’école mais le ministre de l’Éducation nationale lance une campagne de vaccination dans les collèges et les lycées.

Les règles sanitaires pour la rentrée 2021

À la rentrée, les cours en présentiel seront assurés pour tous en France, mais la règle des fermetures est la même qu’en 2020 : dès le premier cas positif la classe devra fermer pour une durée de sept jours à l’école primaire. Dans les collèges et les lycées, qui accueillent en majorité un public de 12 ans et plus, et pour qui la vaccination est possible, seuls les élèves non vaccinés devront s’isoler et suivre les cours en distanciel. Les élèves vaccinés pourront continuer la classe en présentiel. "Un élève non vacciné est dans une situation plus risquée", a expliqué dimanche au JDD Jean-Michel Blanquer. Par ailleurs, la vaccination des 12-17 ans avance : 55% d’entre eux ont reçu au moins une dose de vaccin en France.

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.