Raffarin (LR): “Nous devons travailler avec le gouvernement car le FN est un adversaire commun”

Jean-Pierre Raffarin, sénateur LR de la Vienne. / © AFP
Jean-Pierre Raffarin, sénateur LR de la Vienne. / © AFP

L'ancien Premier ministre et sénateur de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin (Les Républicains), a invité ce lundi matin sa famille politique à "travailler avec le gouvernement car le Front national est un adversaire commun".

Par C.H avec AFP

"Je pense que nous devons travailler avec le gouvernement car le Front national est un adversaire commun et que nous l'avons battu ensemble dans les élections. Il faut le battre ensemble par l'action et donc il y a des actions communes que nous devons engager", a déclaré Jean-Pierre Raffarin sur BFMTV et RMC au lendemain du second tour des élections régionales.


Le "sacrifice" des candidats PS, une très bonne idée qu'on aurait dû suivre

Au lendemain du premier tour, Jean-Pierre Raffarin avec Nathalie Kosciusko-Morizet s'était opposé au ni-ni prôné notamment par Nicolas Sarkozy et s'était déclaré favorable au front républicain. Il maintient cette ligne centriste aujourd'hui après le second tour qui n'a pas vu de région gagnée par le Front National.
Jean-Pierre Raffarin a également salué le geste désintéressé des socialistes qui se sont retirés dans deux régions pour faire barrage au Front National, en "sacrifiant" leurs candidats, ajoute le sénateur de la Vienne.

"Les électeurs demandent d’être désintéressés et les socialistes ont sacrifié leurs candidats. Un acte désintéressé fort. C’est pour ça que j’ai plaidé pour un acte réciproque. C'est un acte positif ce sursaut républicain contre le Front national. Une très bonne idée qu’on aurait dû suivre."


"Courir derrière le Front National n'est pas la bonne stratégie"

Jean-Pierre Raffarin a ensuite ajouté que "courir derrière le Front National n'est pas la bonne stratégie" et que "le clivage droite-gauche est aujourd'hui dépassé par un clivage politique entre "patriotes d’ouverture" et "patriotes de fermeture"
Il souhaite que soit engager "dès maintenant un programme d’urgence pour l’emploi, un accord avec tous les patriotes qui veulent que la France soit compétitive dans le monde".




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