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Gestion de l'eau : Philippe Martin rend sa copie sur l'irrigation en agriculture

Philippe Martin, député du Gers, a remis le 5 juin son rapport sur la gestion de l’eau en agriculture au Premier ministre.

L’irrigation une pratique en question
L’irrigation une pratique en question © CC : Capt' Gorgeous
Philippe Martin vient de remettre au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, un rapport sur la gestion de l'eau en agriculture. Le député socialiste du Gers avait été chargé de cette mission en novembre 2012. L'objectif affiché : élaborer des propositions pour optimiser l'usage de l'eau en agriculture.

La gestion de l'irrigation en questions

Le député du Gers a parcouru plusieurs territoires soumis aux contraintes d'irrigation. Il met l'accent sur plusieurs points :

L'état des lieux 

Chaque année en France, il tombe environ 500 milliards de m3 d'eau. Il en reste 170 milliards disponibles. Selon Philippe Martin, l'irrigation n'en consomme que 4 à 5 milliards. Le député souligne que contrairement à une idée reçue, l'irrigation ne représente que très peu d'eau. De même, les surfaces irriguées ne représentent que 6% des surfaces agricoles.
La part des zones irriguées pour l'agriculture en Midi-Pyrénées
La part des zones irriguées pour l'agriculture en Midi-Pyrénées © Extrait du rapport de Philippe Martin

Il souligne également que certaines pratiques ont déjà commencé à changer dans le monde agricole, qui s'oriente depuis les récentes sécheresses vers des cultures moins gourmandes en eau comme le montre cette infographie :
Evolution de la part des cultures entre 2000 et 2010
Evolution de la part des cultures entre 2000 et 2010 © Extrait du rapport de Philippe Martin


Quelles solutions ?

Philippe Martin préconise de s'appuyer sur une politique plus proche des territoires pour :

Le rapport en intégralité ici :


Les réactions du monde agricole

La Coordination Rurale et l’Organisation des Producteurs de Grains voient dans ce rapport une approche globalement positive de l’irrigation. Même si certains points sur la culture du maïs auraient mérité selon elles d’être mieux pris en compte. La coordination rurale souligne "des propositions qui vont dans le bon sens".
La Confédération Paysanne ne semble pas du même avis. Elle souligne même sur son site internet ne pas avoir été invitée à rencontrer Philippe Martin lors de ses consultations.

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