Au fil du Forum

Les valeurs sociales et humaines de la tauromachie sont le fil rouge muleta de ce 3ème forum mondial. Chacun des huit pays y raconte sa culture taurine, ses doutes, les attaques, ses espoirs. Au bout du monde, perdu dans l'Atlantique, un fabuleux exemple d'aficion. A s'en pincer de bonheur !


Onze mètres de haut, quinze tonnes de fonte : trois toros surveillent le ciel et la terre au rond-point de Angra de Heroismo, archipel des Açores. De grâce, venez-y un jour...
Onze mètres de haut, quinze tonnes de fonte : trois toros surveillent le ciel et la terre au rond-point de Angra de Heroismo, archipel des Açores. De grâce, venez-y un jour... © Michel Dumas, SDT
                           
                           Ouverture du 3 ème Forum Mondial de la Culture Taurine, vendredi 24 janvier 2014, 10h30, à l’auditorium « Ramo Grande », au pied du port de Praia de Victoria. Une rade où entrent et sortent des frégates de la marine portugaise, un escorteur de l’US navy y passe des jours heureux de rouille, dix barques de pêcheurs sortent poser filets au large. Après les mots de présentation d’Arlindo Telles, le chef d’orchestre de cette biennale et président de la Peña Taurine d’Isla Terceira, place aux débats centrés sur la défense du patrimoine mondial de la corrida. Défileront l’équatorien Santiago Aguilar qui évoquera l’interdiction de la mise à mort à Quito, un acte politique avant tout. Même son de cloche de la part du colombien Victor Duisama parlant des arènes, fermées aux toros depuis deux saisons, de la Santamaria de Bogota. Le mexicain Juan Antonio de Labra passera quant à lui en revue, les incontournables maestros aztèques du siècle dernier, les Gaona, Capetillo, Silverio Perez, Armillita, Eloy Cavazos et Manolo Martinez. Ces trois interventions sud-américaines avaient été précédées d’une étude sur l’évolution de la race du toro de combat de 1914 à nos jours de l’espagnol Fernando Peña. En conclusion de cette première journée, la France fut représentée par Jacques Boyer, réalisateur du « combat et l’espérance » tournée en 1972 autour des frères Nimeño, Jaquito, Chinito, Dominique Vache, Jean-Marie Bourret et Frédéric Pascal. Après ce documentaire, Richard Milian expliqua son expérience pour la reconnaissance des toreros français. A 20 heures, fin des débats, retour à l’hôtel « Do Caracol »- de l’escargot- et départ pour le dîner au restaurant suspendu du golf insulaire. Il fait douze degrés, nuit magnifique d’étoiles au milieu de l’océan. Sur les pentes du volcan, meuglent les toros. Le paradis n’est pas loin…

     zoc.

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Isla Terceira, forum des Açores

 

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