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Rumeurs sévillanes : Escribano et Luque en mano a mano ?

Gerena, peut-être la plus forte densité de toreros au monde! / © Ayuntamineto de Gerena
Gerena, peut-être la plus forte densité de toreros au monde! / © Ayuntamineto de Gerena

Une insistante rumeur affirme qu’en l’absence du « club des 5 », la feria de Séville présenterait des cartels totalement surprenants. On parle d’un seul contre 6 du Cid avec les Victorino. Et d’un mano a mano Escribano Luque avec des Miura pour le dimanche de Pâques !

Par Joël Jacobi

Gerena, 7207 habitants, village agricole (surtout élevage) à 30 kilomètres au nord-ouest de Séville. Exactement comme, par exemple, Grenade, 7207 habitants également, au nord-ouest de Toulouse : spécialité, l’agriculture aussi, mais biologique.
A Grenade, remarquable bastide, les rares touristes (le village est à l’écart des grands axes) admirent l’ancienne halle.
A Gerena, les aficionados venus visiter les célèbres fincas La Mirandilla (toros du Marquis d’Albasserada) ou La Calera (toros de Lora Sangrán) sont ébahis par la densité de toreros par habitants. Probablement un record du monde !
Il y a quelques décennies, la famille Campuzano animait à elle seule la vie aficionada du patelin. La légende veut que les exploits de ces toreros trouvaient un écho dans les nuits du village. Chaque fois qu’un des membres de l’impressionnante fratrie (José Antonio, Tomás, Manolo, Francisco Javier) triomphait quelque part, le paternel tirait un feu d’artifice. Certaines années, il n’y eut pas deux nuits d’affilée sans illumination. Les voisins apprirent à décoder cette langue de pétards : selon la couleur et la fréquence des feux d’artifice, on savait lequel des fils avait triomphé et combien d’oreilles il avait coupé. On ignore comment étaient célébrés les exploits d’Enrique, le frère picador.
Aujourd’hui, ce sont deux toreros sans liens de parenté qui sont la fierté de Gerena. Manuel Escribano, 30 ans, et Daniel Luque, 25 ans, vont probablement se retrouver mano a mano le dimanche de Pâques à Séville avec des toros de Miura.
L’affiche serait parfaitement inédite. Personne ne se souvient que la corrida du Dimanche de Résurrection, une des trois corridas les plus prestigieuses du calendrier taurin espagnole aient réuni, face aux Miuras, deux toreros en mano a mano.
Encore moins s'ils sont apodérés par la même maison (Simon Casas en l'occurence) !
Encore moins s’ils viennent du même village !

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