Le rendez-vous des escaliers d’Arles

L’Observatoire National des Cultures Taurines et avec lui des dizaines d’associations représentatives du monde taurin français invitent les aficionados à se rassembler le samedi 19 avril, samedi de Pâques, à 16 heures sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles.

15 larges marches en calade : les escaliers qui conduisent aux arènes d'Arles.
15 larges marches en calade : les escaliers qui conduisent aux arènes d'Arles. © Patrick Roux / Le Dauphiné
Le but de ce rassemblement ? Rappeler que la culture taurine constitue une des richesses de la diversité culturelle française. Il faut saluer, une fois de plus, l’inlassable combat mené par le Président de l’Observatoire, André Viard.
Et aussi son indéniable sens de l’opportunité. Quel meilleur lieu de rendez-vous que ces escaliers, ordinairement réservé aux cascades à deux roues des gamins de la ville ?
À Pâques, leurs quinze larges marches forment une sorte de gradin où les gens aiment s’asseoir avant d’aller rejoindre les « vrais » auxquels ils tournent le dos. Si un rayon de soleil a le bon goût d’éclairer la scène, on voit une foule tranquille qui se prépare en toute gaîté à vivre  la corrida qui va commencer. Tout à l’heure, on aura bien le temps d’être grave et attentif aux choses de l’arène. Pour l’instant, on s’embrasse, le cul sur l’accueillante calade. Une clique entonne un air populaire, on danse un peu. On distribue les entrées aux amis qui nous ont rejoint. On parle trop fort dans le téléphone mobile : "devine où je suis, à Arles, la corrida commence dans une demie-heure".
Le philosophe (et aficionado) Bernard Salignon l’a très justement écrit : "Nous allons à Arles depuis que nous existons et nous existons pour aller à Arles". C’est là en effet, quelle que soit la météo, quel que soit le cartel, que la saison taurine nouvelle recommence chaque année. Très précisément sur ces escaliers qui ne se contentent pas de faire le lien entre les quartiers humbles de la basse ville et l’imposant monument qui la domine. Ils sont l’aimable symbole du passage entre les deux vies, la prosaïque et la fiévreuse.
C’est pour cela, et parce qu’il est temps pour eux de faire savoir qu’ils sont nombreux et qu’ils entendent vivre sans honte leur passion pour la tauromachie que les aficionados seront au rendez vous des escaliers d'Arles le samedi de Pâques.

Le communiqué de l'Observatoire des Cultures Taurines

 

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