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Vidéo : Thomas Joubert prépare la saison

Première tienta de la saison chez Riboulet pour Thomas Joubert. / © JJ / SDT
Première tienta de la saison chez Riboulet pour Thomas Joubert. / © JJ / SDT

Le jour-même où l'on apprenait que Cayetano Rivera Ordóñez annonçait (lui aussi!) qu'il comptait reprendre l'épée, l'arlésien Thomas Joubert un autre torero, plus modeste mais très attachant, préparait de son côté son retour en tientant des vaches dans l'élevage d'Olivier Riboulet.

Par Joël Jacobi

Les matins d'hiver au mas du Scamandre, quand le soleil brille et que le mistral mord sans trop de férocité, ont été inventés par je ne sais qui dans le seul but de réconcilier l'humanité avec ses deux principaux contraires : le matin et l'hiver.
Si on ajoute à cela une tienta avec deux bonnes vaches de Riboulet (origine Valdefresno) et un torero, Thomas Joubert, à la personnalité affirmée, on est assez près du bonheur aficionado.
Olivier Riboulet, par ailleurs picador au service de Mehdi Savalli, Denis Loré et… Thomas Joubert ne se fait guère d'illusion sur l'avenir de sa ganadería dans les arènes de France. L'organisation du marché est ainsi faite, dit Olivier avec un sourire amer, que je ne trouve presque plus personne pour venir m'acheter des corridas. Mais je continue à sélectionner les vaches et les étalons comme si je devais « lidier » demain à Madrid ! J'élimine d'autant plus volontiers les animaux qui ne me donnent pas absolue satisfaction que j'ai trouvé un nouveau débouché à la viande : la « charcuterie de toro » que je produis et vends au mas.
Le fait est qu'elle est délicieuse.
C'était la première tienta de l'année chez Riboulet, et la première aussi pour Thomas Joubert tout juste rentré d'Allemagne où il était parti s'entraîner sous la direction de son coach sportif, un Portuguais, chargé par ailleurs de la préparation physique de patineurs sur glace en vue des championnats d'Europe qui se déroulent en Suède ! Si, si.
Thomas n'a signé pour l'instant que deux contrats. À Saint Martin de Crau le 26 avril et à Istres, le 20 juin. L'an dernier, pareil, il n'a toréé que deux fois. Et l'année précédente, il n'a pas toréé du tout. Pas en public en tout cas. Il était parti en Asie travailler pour une ONG. Pourtant, Thomas torée bien. Et surtout, il impose devant les toros, sans en faire des tonnes, un personnage de torero singulier, enthousiaste, naïf et mélancolique.
Nettement moins glamour que Cayetano, c'est évident. Mais plus émouvant, qui sait ?

Thomas Joubert chez Riboulet

 

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