Affaire Chloé : polémique autour des mesures mises en place après la sortie de détention de Kamel Bousselat

Offenbourg (Allemagne) - centre pénitentiaire où Kamel Bousselat est détenu depuis son interpellation à Oppenau - 19 novembre 2012. / © F3
Offenbourg (Allemagne) - centre pénitentiaire où Kamel Bousselat est détenu depuis son interpellation à Oppenau - 19 novembre 2012. / © F3

Le maire de Barjac a lancé le débat de l'encadrement des condamnés pour violences et agressions sexuelles à leur sortie de prison. Des failles dans le systèmes pourraient être à l'origine de plusieurs récidives.

Par Fabrice Dubault


Le cas de Kamel Bousselat pose problème.
Le ravisseur présumé de Chloé affirme être tombé "par hasard" sur l'adolescente, ont expliqué lundi les enquêteurs allemands, tandis que la justice française s'interroge sur d'éventuels ratés ayant permis au suspect d'échapper à toute surveillance depuis sa sortie de prison.

L'information judiciaire ouverte à Nîmes porte sur les faits d'enlèvement, séquestration et viol, mais enquêteurs allemands et français n'ont pas confirmé que la jeune fille, retrouvée vendredi à Oppenau (Allemagne) une semaine après sa disparition dans le Gard, ait parlé de viols lors de ses auditions.
L'homme mis en examen en Allemagne, âgé de 32 ans et originaire du Gard, "cherchait une victime, il roulait dans une voiture volée, et par hasard il est arrivé à l'endroit où elle habitait", a expliqué lundi le procureur d'Offenbourg (Allemagne), Herwig Schäfer.

En attendant, la justice s'interroge sur les raisons qui ont permis au suspect d'échapper à toute surveillance après sa sortie de prison de Béziers, le 14 septembre. Il ne s'était pas présenté dix jours plus tard au service de la probation et d'insertion d'Avignon, ville où il était domicilié.
Des magistrats du Sud-est ont été convoqués lundi à la Chancellerie dont le porte-parole, Pierre Rancé, a précisé qu'il s'agissait "d'une réunion de travail pour comprendre ce qui s'est passé et améliorer le système".

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Réaction d'Edouard Chaulet maire de Barjac dans le Gard
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Mise en cause de la justice : réponse de la garde des sceaux Christiane Taubira
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Des magistrats du sud-est convoqués à la Chancellerie

Des magistrats du sud-est ont été convoqués à la Chancellerie lundi pour une réunion de travail consacrée aux mesures mises en oeuvre lors de la sortie de prison du ravisseur présumé de Chloé, retrouvée vendredi en Allemagne, a-t-on appris de source proche du dossier.

Bernard Legras et Michel Desplan, les procureurs généraux de Montpellier et Nîmes, Patrick Mathé et Bernard Marchal, procureurs de la République de Béziers et d'Avignon, ainsi que des représentants de l'administration pénitentiaire ont participé à cette réunion, a précisé la même source, confirmant une information de Midi Libre.
Selon le porte-parole de la Chancellerie, Pierre Rancé, "il s'agit d'une réunion de travail pour comprendre ce qui s'est passé et améliorer le système".

Le suspect avait été libéré le 14 septembre de la prison de Béziers, où il avait purgé une peine de cinq ans de prison, dont trois ferme pour agressions sexuelles et ne s'était pas rendu, comme il devait le faire dix jours plus tard, au service de probation et d'insertion d'Avignon, ville où il était alors domicilié.
Chloé,a été retrouvée vendredi par la police allemande dans le coffre d'une voiture à Offenbourg (Allemagne), à une trentaine de kilomètres de Strasbourg, une semaine après son enlèvement à Barjac (Gard).
Le ravisseur présumé de Chloé a affirmé qu'il était tombé "par hasard" sur la jeune fille alors qu'"il cherchait une victime", ont expliqué lundi les enquêteurs allemands, levant un coin du voile sur l'enquête qui vise notamment des faits de viol.

Un mandat d'arrêt européen, en vue de sa remise aux autorités françaises, a été émis par la France à l'encontre du suspect incarcéré depuis samedi en Allemagne.

Le tribunal et le parquet de Karlsruhe ont été chargés d'examiner ce mandat transmis ce week-end par le parquet de Nîmes.
Le transfèrement devrait intervenir rapidement, a précisé une source judiciaire, sans donner toutefois de date précise.

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