Foix : parents et enfants dans la rue contre la réforme des rythmes scolaires

Parents et enfants ont boycotté l'école mercredi à Foix. / © Amélie Poisson/France 3 Midi-Pyrénées
Parents et enfants ont boycotté l'école mercredi à Foix. / © Amélie Poisson/France 3 Midi-Pyrénées

A Pamiers, des parents d'élèves ont manifesté dans la rue pour protester contre la réforme dite "Peillon" des rythmes scolaires. Ils dénoncent la lourdeur de la semaine des quatre jours. En France, 55 maires réclament la suppression de cette réforme. 

Par Marie Martin

Mercredi matin, un appel au boycott de la journée de classe a été lancé en Ariège. Le but ? Protester contre la réforme des rythmes scolaires.
Des parents manifestent place de la République à Pamiers. Ils pointent du doigt la fatigue de leurs enfants, premier grief contre cette réforme. 
Il faut dire que pour cette réforme des rythmes scolaires, l'Ariège est un département "test". Dès septembre 2013, la quasi-totalité des écoles a basculé sur la semaine à 4 jours et demi avec cours le mercredi matin. Les parents d'élèves dénoncent une certaine précipitation. 
Jeudi, ce sont les professeurs des écoles qui manifesteront à Foix. Un autre rassemblement de parents est prévu le 4 décembre. 

55 maires de France dont le maire de Lavaur Bernard Carayon réclament la suppression de la réforme

Cinquante-cinq maires, essentiellement de droite ou sans étiquette, regroupés en un collectif, n'appliqueront pas la réforme des rythmes scolaires "en l'état" à la rentrée 2014. Les maires de ce "Collectif contre la réforme des rythmes scolaires" ont "pris leur décision: ils n'appliqueront pas la réforme en l'état", a expliqué M. Fourgous lors d'une conférence de presse, soutenu par Valérie Pécresse, députée UMP des Yvelines et chef de file de l'opposition régionale en Ile-de-France.
Mme Pécresse a indiqué que la pétition réclamant "le libre choix pour les maires" d'appliquer ou non la réforme, lancée début octobre par l'UMP, avait à ce jour recueilli 9.500 signatures. "Ce qui est révoltant dans cette réforme, c'est qu'elle est profondément chaotique et injuste. Quand le maire d'une petite commune rurale, le maire d'une ville populaire n'aura pas les moyens de donner un encadrement périscolaire digne des enfants qu'on accueille, il y aura des injustices criantes entre les communes", a-t-elle dit.
"Quand on voit l'insatisfaction que ça dégage chez les parents, les enseignants, les animateurs, et devant l'échec de nos collègues qui sont partis dès la première année, on arrête. Et on n'appliquera pas cette réforme tant qu'on ne saura pas combien ça coûte avec une étude neutre, contradictoire", a renchéri M. Fourgous.
Il évalue à environ 350 euros par enfant le coût - soit un montant global de 2 milliards d'euros - particulièrement élevé pour les villages ruraux, dépourvus d'infrastructures et de desserte.
Début octobre, l'Association des maires de France (AMF) avait elle évalué le coût à 150 euros annuels par enfant et chiffré à "entre 600 et 800 millions d'euros" en année pleine le surcoût généré par la réforme.

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