Ariège : pendant la crise du Coronavirus, les urgences de Lavelanet sont fermées

Depuis le 1er avril et jusqu'à la fin de la crise sanitaire liée au Covid-19, le service des urgences du centre hospitalier de Lavelanet reste fermé. Une décision pour permettre au personnel de renforcer les équipes du centre hospitalier des vallées de l'Ariège (Chiva) de Saint-Jean-de-Verges. 
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illustration © JC.Tardivon/MaxPPP
A Lavelanet, les urgences sont fermées jusqu'à nouvel ordre. Voilà cinq jours que le service ne prend plus aucun patient. Une situation temporaire assure Jean-Marc Viguier, le directeur du centre hospitalier intercommunal des vallées de l'Ariège (Chiva).

Une baisse d'activité liée au confinement

Cette décision est en lien avec la diminution de l'activité. Le service des urgences de Lavelanet accueille habituellement une vingtaine de patients par jour. Or, depuis le confinement, il enregistre entre deux à cinq passages à la journée.

Pour soulager les équipes des urgences de Saint-Jean-de-Verges près de Foix, devenues centre de référence de tous les cas Covid19 d'Ariège, la direction a donc décidé d'y transférer la totalité du personnel soignant.

Une fermeture temporaire

Cette fermeture est temporaire indique Jean-Marc Viguier qui tient à insister : "Lorsque la crise sera passée, le service rouvrira normalement." 

La direction de l'hôpital explique également que cette fermeture ne devrait pas avoir trop d'impact pour les habitants du pays d'Olmes. "Habituellement, le service des urgences de Lavelanet accueille les cas peu graves. Pour des infarctus ou AVC, le SAMU les oriente vers Saint-Jean-de-Verges ou, dans les cas vraiment très graves, directement sur Toulouse."

Inadmissible pour les syndicats

La CGT-Chiva est opposé à cette fermeture. "C'est une aberration" explique Gabrielle Pousse, secrétaire CGT du CHSCT du site de Lavelanet. "En fermant les urgences de Lavelanet, même temporairement, on met la population du pays d’Olmes et du pays de Sault à plus de 30 minutes d’un service d’urgences, ce qui est contraire aux directives en vigueur" ajoute Yvan Dupont de l'Union Syndicale Départementale Santé et Action Sociale de l'Ariège.
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