En Ariège, les postiers de Pamiers entament une grève illimitée

Les postiers du secteur de Pamiers se sont lancés mercredi 6 juin 2018 dans une grève illimitée. Ils manifestent contre les différentes restructurations qui ont touché leurs services. 

Les postiers du secteur de Pamiers, en Ariège, ont entamé une grève illimitée le 6 juin 2018.
Les postiers du secteur de Pamiers, en Ariège, ont entamé une grève illimitée le 6 juin 2018. © Pascal Dussol / France 3 Midi-Pyrénées
"Non aux réductions d'emplois et des horaires d'ouverture". Le tract que les postiers distribuent devant le bureau de poste de Pamiers résume bien leur colère et leurs revendications. Ils ont passé leur mercredi à alerter les habitants de la ville sur le manque de moyens, la dégradation de leurs conditions de travail et la diminution du service public. Leur grève, à l'appel de la CGT, de Force ouvrière et de Sud est annoncée comme illimitée et concerne sept bureaux de poste du secteur de Pamiers.


A l'origine du ras-le-bol des facteurs, l'annonce de la réduction des horaires d'ouverture de certains bureaux de poste dans des villages du secteur et la suppression de deux nouveaux postes, comme l'explique Alain Pujol, délégué syndical CGT. "Il y a déjà eu par le passé des réductions d'horaires d'ouverture", dit-il, " là, la direction de la Poste en remet une couche et réduit encore le soir les horaires d'ouverture, y compris sur des bureaux du secteur. Ensuite il y a réduction du personnel aussi. On perd encore des emplois. Déjà, on était de moins en moins nombreux depuis quelques années, là, il y a encore deux réductions d'emploi et on n'a plus qu'un seul guichet financier à Pamiers où il y a quans même une activité conséquente".

Pour les habitants, comme pour les élus locaux du secteur, difficile d'accepter ce qui apparaît comme une attaque contre le service public. En marge de la manifestation, beaucoup expriment leur soutien aux postiers en grève. Le maire de Saint-Jean-du-Falga, où le bureau de poste sera désormais fermé le mercredi après-midi, ne comprend pas "qu'on ferme une demi journée alors que c'est toujours plein, il faut faire la queue".  "On essaie de tirer un maximum d'un service public" dit Michel Stervinou (FG), "et c'est dommage car c'est quand même le public qui en subit les conséquences". L'élu a écrit à la direction de la Poste pour demander des explications sur cette décision de fermeture. 

Voyez le reportage de Geoffrey Berg et Pascal Dussol : 

 

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