Coup d’envoi du Hellfest ce vendredi 17 juin. En ouverture du célèbre festival, le groupe Abrahma dont l’un des membres, le bassiste Alexandre Martinez, vient tout droit de Foix en Ariège. Rencontre.
À Clisson, en Loire-Atlantique, c’est l’effervescence. Originaires de tous les coins de la France, les festivaliers sont déjà en place pour assister à la 15ème édition du Hellfest, un des plus grands festivals de musique métal en Europe. Dans cette foule d’amoureux du rock, Alexandre Martinez, le bassiste du groupe Abrahma. Ce matin, lui et le reste de sa bande étaient parmi les premiers à monter sur scène pour lancer l’évènement.
Abrahma, en ouverture du Hellfest
La veille, alors que le stress et l’excitation montent, le musicien présente sa marque de vêtement, associée au monde du métal, dans le village des exposants. Une marque made in Ariège. De loin, il regarde l’estrade qui accueillera pendant plus d’une semaine de nombreux guitaristes, chanteurs, batteurs... "La dernière fois que je suis monté sur scène, c’était il y a quinze ans", souffle Alexandre.
Pourtant, ce Fuxéen a toujours été plongé dans le monde de la musique. Il a créé son propre label de musique, Deadlight Records, en 2008. C’est d’ailleurs dans ce cadre-là qu’il a rencontré les fondateurs du groupe Abrahma.
Impressionné par son talent, il devient ami avec le chanteur Sébastien Bismuth, originaire de Rouen. Lorsque ce dernier lui propose de rejoindre la troupe en tant que bassiste pour interpréter les pistes du dernier album (« In Time for the Last Rays of Lights » sorti en 2019), Alexandre n’hésite pas. "J’ai passé 12 ans de ma vie à m’occuper de la musique des autres, donc j’ai décidé d’arrêter mon label et de rejoindre Abrahma !"
Aux côtés de groupes "avec lesquels on a grandi"
Mais alors que le groupe vient tout juste de se reformer, la crise sanitaire empêche les concerts. Après deux années sans prestation, c’est donc ce vendredi 17 juin, qu'Alexandre Martinez va jouer pour la première fois, devant un public, aux côtés du reste du groupe.
450 000 spectateurs sont attendus pour cette édition du Hellfest. À l’affiche durant la semaine du festival, Metallica et Guns N’Roses ou encore Deep Purple, des références mondiales dans le monde du heavy metal.
"Ce sont des groupes avec lesquels on a grandi, qui ont clairement influencé nos vies et nos goûts musicaux", explique Alexandre Martinez en regardant le tatouage qui recouvre son bras. C’est le logo de Social Distorsion, un groupe punk rock américain, dont les riffs de guitare ont sans doute résonné jusqu’aux tourelles du château de Foix pendant l’adolescence du bassiste.
"Foix, j’y ai grandi, je n’en bougerai pas !"
D’ailleurs, même si la préfecture de l’Ariège n’est pas vraiment connue pour une culture musicale ancrée dans le rock, Alexandre Martinez assure : "Foix, j’y ai grandi, je n’en bougerai pas !" Alors pour s’entrainer avec le reste du groupe, il monte de temps en temps à Paris pour des sessions de répétition sur plusieurs jours.
Il ne désespère pas pour autant de voir un jour se construire, dans son département d’origine, un festival de rock qui ferait vibrer l’Ariège. En attendant, Abrahma a pu partager son amour pour le monde du rock et du heavy metal sur l'une des scènes du Hellfest.