Affaire Mia : une retraitée de l'Aude mise en examen pour "association de malfaiteurs en lien avec un crime"

La mère de Mia a commandité l'enlèvement de son enfant, dont elle n'avait plus la garde. Kidnappée le 13 avril, la fillette a depuis été retrouvée. L'enquête a déjà mené à plusieurs interpellations. Mise en examen vendredi, une Audoise surnommée "Harmonie" aurait joué un rôle dans l'affaire.

Le procureur de la République de Nancy, en charge de l'affaire Mia, lors d'un point presse vendredi 23 avril.
Le procureur de la République de Nancy, en charge de l'affaire Mia, lors d'un point presse vendredi 23 avril. © Alexandre MARCHI / MAXPPP.

Depuis maintenant une dizaine de jours, les rebondissements s'enchaînent dans l'affaire Mia. La petite fille de 8 ans a été enlevée le 13 avril dernier chez sa grand-mère maternelle, dans les Vosges. Ses ravisseurs s'étaient fait passer pour des professionnels de la protection de l'enfance. 

L'opération a été commanditée par la mère de Mia, Lola Montemaggi, qui a perdu la garde de sa fille en janvier. Désespérée, cette jeune femme de 28 ans, a fait appel à des groupes anti-systèmes et complotistes radicaux sur Internet pour organiser le rapt de la fillette. Après plusieurs jours de cavale, toutes deux ont été retrouvées dans un squat en Suisse le 18 avril.

Lola Montemaggi a été directement placée en détention dans le canton de Vaud, puis a été extradée par la Suisse et mise en examen vendredi 23 avril à Nancy pour "enlèvement de mineur en bande organisée" et "soustraction de mineur par ascendant hors du territoire de la République". 

Depuis le début de l'enquête, cinq hommes, accusés d'avoir participé au kidnapping, ont été interpellés. Quatre d'entre eux ont été placés en détention et le cinquième sous contrôle judiciaire. 

Une Audoise mise en examen

Un homme du nom de Rémy Daillet-Wiedermann, résidant en Malaisie, est soupçonné d'avoir organisé le rapt. Il est visé par un mandat d'arrêt international. C'est pour ses liens avec cette figure de la complosphère qu'une Audoise a été arrêtée. Présentée devant le juge d'instruction vendredi, elle a été mise en examen pour "association de malfaiteurs en lien avec un crime" et placée sous contrôle judiciaire.

Cette retraitée, surnommée "Harmonie", "jouait le rôle de secrétaire à distance pour Rémy Daillet-Wiedermann", explique le procureur de la République de Nancy François Pérain. "À ce titre, elle a établi une liste d'accueillants susceptibles d'être sollicités dans le cadre des actions menées par le mouvement" et aurait donc contribué à sélectionner les ravisseurs de Mia. 

La petite fille a été remise à sa grand-mère lundi dernier dans un lieu tenu secret.

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