Assassinat d'une élue dans l'Aude : Vargas condamné à 20 ans de réclusion criminelle

La cour d'assise de l'Aude juge Jose Antonio Lozano Vargas. En novembre 2015, ce quinquagénaire espagnol avait poignardé Sarah Walker sur la place de la mairie de Montlaur. La quadragénaire, conseillère municipale du village, était décédée de sept coups de couteaux. / © Archives FTV
La cour d'assise de l'Aude juge Jose Antonio Lozano Vargas. En novembre 2015, ce quinquagénaire espagnol avait poignardé Sarah Walker sur la place de la mairie de Montlaur. La quadragénaire, conseillère municipale du village, était décédée de sept coups de couteaux. / © Archives FTV

Depuis hier, la cour d'Assises de l'Aude jugeait Jose Antonio Lozano Vargas. En novembre 2015, ce quinquagénaire espagnol avait poignardé Sarah Walker sur la place de la mairie de Montlaur. La conseillère municipale du village, était décédée de sept coups de couteau.

Par Josette Sanna et Alexandre Grellier

30 ans de prison assortie d'une peine incompressible de 15 ans. C'est la peine demandée aujourd'hui par l'avocate générale contre l'accusé. Pour la magistrate, pas de doute possible, le meurtre de Sarah Walker était prémédité et doit donc être puni comme un assassinat

Le 07 novembre 2015, Jose Antonio Lozano Vargas est assis dans sa voiture à l'arrêt sur la place de la mairie de Montlaur lorsqu'il voit passer sa victime. Il se saisit alors de son poignard et se jette sur la conseillère municipale. Elle décède de sept coups de couteau.

Sa maladie lui a permis de construire un scénario. On n'était pas dans un acte impulsif mais anticipé

"Cet homme est altéré, donc il va bénéficier d'une diminution de peine de par sa maladie mais les experts psychiatre sont venus expliquer que sa maladie lui a permis de construire un scénario. On n'était pas dans un acte impulsif mais anticipé. Une pensée ruminatoire, une conviction inébranlable qu'il devait tuer", souligne Luc Abratkiewicz, avocat des parties civiles.

Pas de clés pour comprendre son geste

Tout au long de son procès, l'accusé s'est peu exprimé et n'a pas livré de clés pour comprendre son geste.
Il indique avoir tué la quadragénaire par vengeance : il croyait que celle-ci l'avait critiqué auprès d'un employeur. Le signe d'un homme malade, pour les experts psychiatres, d'un homme dont le discernement est sévèrement altéré. Un état mental à l'origine du crime pour la défense, et incompatible avec la préméditation.

Pas d'acte préparatoire pour la défense

"On a vraiment peu d'éléments qui démontrent qu'il y a eu des actes préparatoires.On semble plutôt être dans un acte impulsif, dans un acte de crise", pour Victor Etievant  qui défend l'accusé.

Discernement aboli.... Ou pas

La question de l'abolition totale du discernement a été écartée par les experts : Jose Antonio Lozano Vargas était bien en partie responsable de ses actes au moment où il les a commis.

Préméditation retenue

Au terme de 5 heures de délibéré, les jurés de la cour d'assises de l'Aude ont reconnu Jose Antonio Lozano Vargas, coupable du meurtre avec préméditation, avec circonstance atténuante d'un discernement sévèrement altéré.
Il écope de 20 ans de réclusion criminelle assortie d'une peine incompressible des deux tiers, et d'une interdiction de séjour dans l'Aude pendan 10 ans et de port d'arme pendant 5 ans.
 

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