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Attentats dans l’Aude : l’ex-petite amie de Radouane Lakdim le décrit comme « un terroriste psychopathe »

Trèbes (Aude) - la police devant le Super U après l'assaut - 23 mars 2018. / © F3 LR
Trèbes (Aude) - la police devant le Super U après l'assaut - 23 mars 2018. / © F3 LR

Ce sont des informations de nos confrères de RTL. 10 mois après les attentats de l’Aude, les juges d’instruction antiterroristes enquêtent toujours sur les raisons du « périple meurtrier » de Radouane Lakdim entre Carcassonne et Trèbes le 23 mars dernier.

Par Olivia Boisson


Selon nos confrères de RTL, la plupart des personnes mises en examen depuis les attentats dans l’Aude rapportent « des propos qui montrent une dérive radicale et violente inscrite sur plusieurs mois » concernant Radouane Lakdim.
 

La volonté de « mourir en martyr » selon son ex-petite amie


En automne dernier, lors de son audition libre, l’ex-petite amie de Radouane Lakdim se confie aux policiers :

Il m’avait dit qu’il voulait mourir en martyr.

Elle ajoute « c’est un terroriste psychopathe ». Mais nie savoir quoi que ce soit sur un éventuel attentat en France ; selon ses dires, dans le cas contraire, elle aurait prévenu la police.
 

Plusieurs armes dont un pistolet caché sous son matelas selon sa petite amie


M.P. est la petite amie supposée de de Radouane Lakdim au moment des faits. Selon nos confrères, la jeune fille de 18 ans, fichée S, a été placée en garde à vue dès le soir de l’attentat le 23 mars, puis mise en examen, soupçonnée d’association de malfaiteurs terroristes avec son petit-ami.

Malgré tout, elle rapporte des faits marquants aux magistrats : elle serait allée chez Radouane Lakdim « une dizaine de fois ». Il lui aurait montré plusieurs armes dont des fusils, et un pistolet caché sous son matelas.

La jeune fille rapporte également des propos de son petit-ami, sans y voir vraiment cru, selon ses dires : 

Par rapport aux mécréants il allait péter les plombs.
 

Un usage important de Snapchat


Cette application permet d’envoyer des photos et vidéos qui s’effacent instantanément après un certain délai. Cela permet donc de transmettre des messages éphémères.
Radouane Lakdim avait renoué contact avec l’une de ses anciennes amies :

Il mettait beaucoup de versets du Coran sur son Snapchat, ça parlait de tuer des mécréants.

Radouane Lakdim aurait également posé avec une machette et une cagoule avant d’envoyer la photo à plusieurs de ses contacts sur Snapchat. Plusieurs photos inquiétantes auraient été envoyées à ses connaissances, dont à son ancienne amie. Cette dernière aurait contacté d’autres connaissances par rapport à ce « délire religieux ». Sans succès.


Encore des zones d’ombre à explorer


Selon nos confrères de RTL, « ce n’est donc pas un homme isolé et coupé du monde qui passe à l’acte le 23 mars 2018 à Carcassonne ».
Au contraire, sa radicalisation était affichée même si Radouane Lakdim avait pris quelques précautions dont celle de ne plus communiquer par SMS.

Quelques points à approfondir : l’origine du pistolet 7.65 utilisé au cours de l’attaque. Et la connaissance réelle des intentions de Radouane Lakdim par ses proches aujourd’hui placés en détention provisoire.
 

L'avocat des parties civiles réagit à ces révélations


Contacté par notre rédaction, Franck Alberti, avocat de plusieurs parties civiles, refuse de s'exprimer. Il ne souhaite pas réagir car selon lui, toute révélation peut aller à l'encontre de toute enquête, surtout en matière de terrorisme, alors que son intérêt est que l'enquête avance pour les familles qu'il représente.

 

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