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Aude : deux crânes sortis de leurs cercueils et les squelettes volés à Capendu

Deux cercueils ont été ouverts, des ossements volés et les crânes des défunts ont été retrouvés mercredi matin à la sortie du cimetière de Capendu, dans l'Aude - 31 mai 2017 / © capture d'écran Google maps
Deux cercueils ont été ouverts, des ossements volés et les crânes des défunts ont été retrouvés mercredi matin à la sortie du cimetière de Capendu, dans l'Aude - 31 mai 2017 / © capture d'écran Google maps

Deux cercueils ont été ouverts, des ossements volés et les crânes des défunts ont été retrouvés mercredi matin à la sortie du cimetière de Capendu, dans l’Aude a-t-on appris auprès de la mairie et de la gendarmerie.

Par JM avec AFP

Deux crânes "posés de manière ostensible" à l'extérieur du cimetière ont été retrouvés par une habitante venue se recueillir mercredi vers 8H00, a précisé à l'AFP Frédéric Jamilloux, officier de permanence du groupement à Carcassonne.

Le caveau abritait un couple d'origine espagnole


Un caveau a été ouvert et les deux cercueils qu'il renfermait ont été fracassés et éventrés à coups de pied de biche ou de masse. Ils ont été entièrement vidés des squelettes qui ont été volés, à l'exception des crânes posés à l'entrée du cimetière.

Le caveau ciblé abritait un couple d'origine espagnole, dont la dernière inhumation date de janvier 2000, a rapporté René Miralles, conseiller municipal de Capendu qui s'est rendu sur place.

Une enquête pour profanation a été confiée à la brigade de gendarmerie de Trèbes, la brigade de recherche de Carcassonne, avec un renfort de l'investigation criminelle, dont trois techniciens se sont rendus sur place.

"Plusieurs personnes vraisemblablement" ont commis cette profanation dans la nuit, a précisé la gendarmerie. La famille des défunts avait quitté la région depuis plusieurs années, selon la gendarmerie, qui écarte également "a priori" la piste de pilleurs de cercueils en raison des origines modestes des défunts.

Aucune autre dégradation ni effraction n'a été constatée dans ce cimetière de deux hectares à l'écart du bourg de 1.600 habitants. Selon la gendarmerie, l'enceinte n'est pas fermée à clé pour la nuit.

"On ne privilégie aucune hypothèse", a déclaré à l'AFP le colonel Sébastien Gay, commandant du groupement de l'Aude. Seule la profanation à caractère raciste ou religieux devrait être "à priori" écartée, en raison de l'absence d'inscription dans le cimetière, a-t-il ajouté.

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