Bébé congelé à Limoux : la mère infanticide condamnée à 7 ans de prison aux assises de l'Aude

La cour d'assises de l'Aude à Carcassonne a condamné la jeune mère de famille belge qui a congelé son nouveau-né à 7 ans de prison ferme. La cour d'assises a retenu "l'altération du discernement" de la jeune femme.


Le jury exclusivement féminin de la cour d'assises a condamné la mère de famille à 7 ans de prison ferme mais ne lui a infligé aucun suivi socio-judiciaire, contrairement à ce que l'avocat général avait requis.

Pas de suivi socio-judiciaire


Nathalie De Mey, 32 ans, fermement opposée à la contraception, avait reconnu mercredi avoir congelé son nouveau-né après l'accouchement le 2 février 2011, pour "ne pas lui faire mal". L'avocat général Pierre Denier avait requis une peine de sept ans de prison, assortie de huit ans de suivi socio-judiciaire.

La cour d'assises de l'Aude a condamné la jeune mère de famille belge qui a congelé son nouveau-né à 7 ans de prison ferme. Les jurés ont retenu "l'altération du discernement" de la jeune femme dans leur verdict rendu à Carcassonne. ©F3 LR

"L'altération du discernement" retenue


L'avocat de la défense, Me Philippe Calvet, avait pour sa part plaidé "l'altération du discernement au moment du passage à l'acte" que l'expertise psychiatrique avait retenue. L'avocat voulait ainsi lui éviter la réclusion criminelle à perpétuité qu'elle encourait pour "homicide volontaire sur mineur". Cette ressortissante belge, déjà mère de deux fillettes, avait avoué mercredi avoir accouché seule après une grossesse "non surveillée" et ponctuée de prises d'alcool.

Philippe Calvet, avocat de l'accusée condamnée à 7 ans de prison, réagit après le verdict de la cour d'Assises de l'Aude ©F3 LR

Le rappel des faits


Le 2 février 2011, Mme de Mey avait accouché seule, assise sur les toilettes. Elle avait coupé le cordon ombilical, nettoyé et emmailloté le bébé dans une couverture. Elle s'était aussi douchée, avait caressé le nouveau-né durant un "temps indéterminé" puis l'avait placé dans le congélateur, pour, a-t-elle expliqué au psychiatre, "ne pas lui faire mal". Ensuite, elle était partie récupérer ses deux filles de 3 et 7 ans.

La mère infanticide a 10 jours pour faire appel de cette condamnation.