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Une centaine d'anti-OGM manifestent dans l'usine Monsanto de Trèbes dans l'Aude

Trèbes (Aude) - manifestation des anti-OGM sur le site Monsanto. Ils voulaient vérifier la présence ou non de semences interdite en France de MON-810 - 15 avril 2013. / © AFP PHOTO / ERIC CABANIS
Trèbes (Aude) - manifestation des anti-OGM sur le site Monsanto. Ils voulaient vérifier la présence ou non de semences interdite en France de MON-810 - 15 avril 2013. / © AFP PHOTO / ERIC CABANIS

Une centaine de militants anti OGM s'est installée dimanche en fin d'après-midi, sur un parking dans l'enceinte de l'usine Monsanto de Trèbes dans l'Aude. Le soir même, ils ont improvisé un concert. Ce lundi matin, ils sont toujours une trentaine sur site, empêchant l'accès aux camions de livraison.

Par Fabrice Dubault


Cette action a été décidée à l'issue d'une assemblée générale du collectif d'anti-OGM en solidarité avec "les paysans et les citoyens argentins", qui occupent actuellement le site de Malvinas, près de Cordoba en Argentine, pour s'opposer à la construction de "la plus grosse usine Monsanto du monde", ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.

Nous souhaitons leur rappeler que le peuple Français est toujours opposés aux OGM qu'ils viennent d'ici ou d'ailleurs, c'est aussi pour ça que les Faucheurs sont aller sur le port de St Nazaire détruire le 2juillet dernier 3000 tonnes de soja OGM venant d'Argentine. Ce blocage de l'usine de Trèbes a été l’occasion hier soir d'une belle fête, pour célébrer aussi la vie et dire non à toutes formes d'oppressions et violencence.".


L'occupation de ce parking, sur lequel ils ont fait pénétrer leur bus associatif en forçant un portail, s'est poursuivie durant la nuit afin d'empêcher l'ouverture du site lundi matin, ont ajouté les organisateurs. Le blocage est toujours en cours à midi.

Deux formations musicales, HK et les Saltimbanques, accompagnaient le rassemblement, ainsi que Leïla, une militante argentine.

Grégory Lecru, directeur de cabinet du préfet de l'Aude, qui est venu sur place a souligné "l'indécence et l'incongruité" d'un tel rassemblement pendant la période de deuil national. Il a également rappelé l'ordre du préfet d'annuler les événements festifs jusqu'à lundi.

Nous menons une revendication non violente", a répondu une militante, avant de gratifier l'entreprise visitée de "criminelle".

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