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L'entreprise Spanghero de Castelnaudary demande l'ouverture d'une procédure de sauvegarde

Spanghero, en première ligne du scandale de la viande de cheval, a demandé l'ouverture d'une procédure de sauvegarde auprès du président du tribunal de commerce de Carcassonne dans l'Aude, a annoncé mercredi la direction dans un communiqué.
Castelnaudary (Aude) - l'entreprise Spanghero - février 2013.
Castelnaudary (Aude) - l'entreprise Spanghero - février 2013. © AFP PHOTO REMY GABALDA

"Confrontée à des difficultés temporaires", la société de Castelnaudary a demandé cette mesure pour "permettre la poursuite de l'activité économique de l'entreprise" et le maintien de l'emploi "tout en respectant ses engagements financiers", a ajouté Spanghero dans son communiqué.

"Confrontée à des difficultés temporaires", la société de Castelnaudary a requis cette mesure pour "permettre la poursuite de l'activité économique de l'entreprise" et le maintien de l'emploi "tout en respectant ses engagements financiers", ajoute Spanghero dans son texte.
Ce plan a été élaboré "en collaboration avec les salariés et les partenaires", note-t-elle encore.

La société reconnaît dans ce communiqué qu'elle "se trouve en difficulté" en raison d'une suspension pendant plusieurs jours de ses agréments sanitaires, désormais rétablis.
"Les clients reviennent et le volume d'activité repart peu à peu", souligne encore Spanghero.

Spanghero tourne aujourd'hui à 20% de sa capacité

Le site, qui emploie environ 350 salariés, fonctionne à environ 20% de son activité habituelle pour la branche transformation de viande (viande à la découpe, confection de saucisses et steak hachés) et à environ 40-50% pour la préparation de plats cuisinés, avait expliqué mardi à l'AFP son directeur commercial, Christophe Giry.
"Nous attendons dans les jours à venir des réponses d'anciens clients pour quatre gros contrats, qui nous permettraient de reprendre réellement", avait-il dit.
En attendant, la société a déjà mis en place une mesure de chômage partiel et annoncé l'abandon de son activité de négoce de viande, à l'origine directe de son implication dans le scandale, activité qui ne représentait que 2% du chiffre d'affaires, selon la direction.

La société est accusée par la répression des fraudes d'avoir sciemment revendu plusieurs centaines de tonnes de viande censée être du boeuf mais qui contenait également du cheval.
Toutefois, l'enquête vétérinaire n'a décelé aucune anomalie dans les ateliers de plats cuisinés et de préparation de viande fraîche, ce qui a permis de récupérer l'agrément sanitaire au bout de quatre jours pour ces deux activités.

Spanghero placé sous observation pour 6 mois renouvelable

Dans un premier temps, la société de Castelnaudary est placée sous observation, une phase qui peut durer six mois, renouvelable une fois, au cours de laquelle la direction conserve ses prérogatives.
Dans cette procédure, l'administrateur ne se substitue pas à la direction mais est censé l'assister dans ses actes de gestion.
Ce plan a été élaboré "en collaboration avec les salariés et les partenaires", selon le communiqué de la direction. Interrogé par téléphone, le délégué CFDT Claude Hill a estimé que "cela faisait partie du plan" de sauvetage présenté par la direction aux syndicats.
"Ne pas accepter (cette procédure de sauvegarde), cela irait à l'encontre de la pérennité de l'entreprise", a abondé un délégué FO, Jérôme Lagarde.
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