Narbonne : une enquête ouverte après l'explosion sur le site industriel d'Orano Malvési

Narbonne (Aude) - entrée de l'usine Orano Malvési - septembre 2018. / © F3 LR
Narbonne (Aude) - entrée de l'usine Orano Malvési - septembre 2018. / © F3 LR

Une enquête pour blessures involontaires et mise en danger de la vie d'autrui a été ouverte après l'explosion mi-septembre sur le site industriel Orano Malvési à Narbonne, qui avait fait trois victimes.

Par E.E avec AFP

"J'ai demandé l'ouverture d'une enquête de flagrance pour blessures involontaires et aussi mise en danger de la vie d'autrui le jour même de l'accident", a déclaré à l'AFP la procureure Marie-Agnès Joly. 

Le 19 septembre, un des fûts entreposés sur le site Malvési de l'industriel nucléaire Orano (ex Areva) avait pris feu, blessant trois personnes. 
 

Le préfet a "aussi demandé une enquête administrative", a ajouté la procureure, "la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) est en train de mener ses propres investigations et nous croiserons tout cela". 
 

"C'était une petite explosion de soufflement"


"Ce n'était pas une explosion massive, sinon ça aurait rayé le bâtiment" a précisé Mme Joly qui n'a pas précisé la nature du contenu du fût. "C'était une petite explosion de soufflement qui a cloué momentanément les salariés au sol", a-t-elle ajouté, soulignant que "fort heureusement" les blessures des salariés étaient "légères". 

Bien que le site d'Orano Malvési soit classé site Seveso (site industriel présentant des risques d'accidents majeurs nécessitant un haut niveau de prévention), le parquet s'est voulu rassurant. 

"La santé publique n'est pas mise en cause sur ce site, qui n'est d'ailleurs pas défini comme un site nucléaire", a détaillé la procureure, pour qui il "semblerait que ce soit plus une enquête de droit du travail qu'un problème environnemental grave". 
 

Des analyses en cours


Des analyses sont toujours en cours pour définir précisément la dangerosité et la toxicité des produits contenus dans les fûts. En attendant, le préfet de l'Aude a pris un arrêté de mesures d'urgence pour faire cesser l'activité du site. 
 

L'enquête, confiée à la région de gendarmerie départementale et à la section de recherche de Montpellier, est en cours. 

Le site Orano Malvési est spécialisé dans la première étape de la transformation de l'uranium, qui sera ensuite à nouveau transformé en combustible destiné aux centrales nucléaires.
 

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