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Municipales 2020 : les trois choses à retenir du débat à Narbonne

Replay. En 2014, Didier Mouly emporte l'élection municipale à Narbonne de 180 voix face au maire de l'époque, le socialiste Jacques Bascou. Un cauchemar pour la gauche ne veut pas revivre cette fois. France 3 Occitanie vous propose de revoir notre débat.

David Granel, Didier Mouly, Nicolas Sainte-Cluque, Jean-François Daraud participent à ce débat sur Narbonne
David Granel, Didier Mouly, Nicolas Sainte-Cluque, Jean-François Daraud participent à ce débat sur Narbonne © D. Mutel / FTVI

Revoir le débat présenté par Florent Hertmann et Alain Baute, directeur général de l'Indépendant


Candidats invités:
Didier Mouly (DVD)
Nicolas Sainte-Cluque (PS)
Jean-François Daraud (RN)
David Granel (LREM)
 
Le débat politique sera suivi d'un débat "Enjeux citoyens" confrontant citoyens, responsables associatifs et spécialistes sur le défi de la réhabilitation des centres anciens présenté par Anne-Sophie Mandrou.

Ce qu'il faut retenir du débat politique


Le stationnement gratuit

« Notre idée phare c’est le stationnement gratuit en surface pour tous ceux qui paient une taxe foncière et une taxe d’habitation à Narbonne et tous ceux qui travaillent à Narbonne », assure Jean-François Daraud (Rassemblement national). « Et avec l’agglomération, nous ferons le transport gratuit. Il n’y a aura plus de voitures à circuler en ville. Pour le financer, je vais geler les emplois à la mairie ».

« La gratuité des parkings de surface, ça voudra dire que plus personne ne pourra se garer. Plus personne ne pourra accéder au centre ville. C’est la fin des commerces car il y a les voitures tampons », lui répond Nicolas sainte-Cluque. « Il faut donc une gratuité limitée. Nous, nous proposons deux heures gratuites à la carte. Puis je mettrais en place l’étude de la gratuité des transports publics avec l’agglomération. Aujourd’hui, cela veut dire 2 à 2,5 millions d’euros, ce n’est pas 700 000 euros comme le dit monsieur Daraud".
Le candidat PS poursuit : « Mais mettre la gratuité seule, cela ne sert strictement à rien, il faut aussi des transports efficaces (à l’heure, des voies dédiées) ».

Le maire sortant Didier Mouly ne dit pas non à la gratuité des bus « mais elle ne peut pas se faire en l’état, tant que le marché actuel est en cours. Une étude qui doit être faite. Cette gratuité, tout le monde l’attend, la demande. C’est réalisable en concertation avec l’agglomération ».

« Je suis effaré de voir que l’on résume l’environnement à pour ou contre la bagnole, c’est purement électoraliste », s’insurge David Granel (LREM).  « L’environnement, c’est favoriser l’ensemble des mobilités. Tant que les transports en commun ne seront pas faciles à utiliser, les Narbonnais ne les prendront pas. Il faut réfléchir à la cohabitation. Etre punitif, ce n’est pas tolérable. En 2020, nous devons faire cohabiter tous les modes de transports ».
 
La sécurité

« Ce qui compte c’est l’ilotage, remettre les policiers dans les quartiers », assure Nicolas Sainte-Cluque. « Créer une brigade de nuit aussi car aujourd’hui, la police s’arrête à 21 heures. Entre 21h et 2 heures du matin, faire en sorte qu’il y ait une brigade qui intervienne pour la tranquillité des habitants ».

Pour Didier Mouly, « il faut éduquer à la citoyenneté et à la laïcité pour arriver à redonner à l’ensemble de la population cet échange avec la laïcité et on réussira à solutionner beaucoup de problèmes. Il faut continuer à embaucher des policiers municipaux. La police municipale est là pour rassurer, accompagner, pas pour faire de la répression».

« La police municipale doit être au cœur de la ville », explique David Granel. « Il y a des problèmes de sécurité et d’incivilité et pour lutter contre les incivilités, il faut de la présence. C’est ce maillage-là qu’en tant que maire, je veux garantir : vivre tranquillement ensemble pour bien grandir et bien vieillir à Narbonne ».

L’objectif de Jean-François Daraud est de créer « une cinquantaine de policiers en plus sur le mandat pour une présence de nuit ».


Narbonne demain


Didier Mouly : « La bétonisation n’a pas eu lieu sous ce mandat et elle n’aura pas lieu durant le prochain. Nous proposons de faire entrer la nature dans la ville un peu plus de ce qu’elle est. Il faut mettre de la verdure autour du canal de la roubine ».

Nicolas Sainte Cluque : « Si je me suis opposé à la salle multimodale au départ, c’est parce qu’il y a avait d’autres priorités. Avec 30 millions d’euros, nous aurions pu faire plein de choses. Nous voulons que l’Arena soit intégrée dans les équipements du Grand Narbonne ».

David Gradel : « Un maire innovant c’est une nouvelle gouvernance. Ce n’est plus fonctionner avec le maire tout puissant avec 2-3 adjoints. Que chacun ait sa part. Mon projet phare, c’est la maîtrise foncière pour développer des centres de formations et un campus universitaire. La première des sécurités, c’est d’avoir un toit et un travail ».

Jean-François Daraud vise la « création d’un parc romano-catharo médiéval. Un projet de parc d’attractions autour de notre histoire qui va créer environ 1000 emplois avec un investissement raisonnable des collectivités. Philippe de Villiers, créateur du Puy du Faou est prêt à nous apporter son expertise ».
  

Narbonne, 1ère ville de l'Aude

A Narbonne, on assiste à une inflation des candidatures en vue du scrutin de mars prochain. La ville est dirigée par un maire classé divers droite mais sans appartenance politique revendiquée. A la tête de la liste "Nouveau Narbonne", Didier Mouly, le maire actuel élu en 2014, exclut toute possibilité d'accord aux prochaines municipales, comme son père qui fut maire de Narbonne pendant 28 ans (1971-1999) : "il ne pouvait pas être dans nos intentions de violer ses grands principes". Le maire sortant veut privilégier la démocratie participative avec la mise en place d'un référendum municipal pour "valider les grands projets du mandat". 


Avec presque 55 000 habitants, Narbonne est aujourd'hui la commune la plus peuplée de l'Aude, devant la ville préfecture Carcassonne. Narbonne a vu sa population augmenter de 4000 habitants depuis 2006. 



En 2014, Didier Mouly l'emporte de 180 voix face au maire de l'époque, le socialiste Jacques Bascou. Un cauchemar pour la gauche ne veut pas revivre cette fois. Le candidat du partis socialiste a donc évité l'éparpillement des voix: "nous avons fait une grande ruche où plus d'une centaine de personnes ont travaillé et du coup, nous avons pu établir un programme qui sera en adéquation avec leurs attentes," explique Nicolas Sainte-Cluque, la tête de liste. 

Il devra faire néanmoins sans Europe Ecologie les Verts. Le parti écologiste a finalement refusé de faire liste commune pour soutenir la candidate Viviane Thivent et sa liste "Les Robin.e.s". Il n'imprimera aucun tract et assure qu'il n'aura "aucun grand projet urbanistique, préférant privilégier des îlots de fraicheur". 

A Narbonne, près de la moitié des entreprises sont réparties dans le commerce, les transports et les services, puis plus d'un tiers dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale. On en trouve que 8% dans l'industrie, 6% dans la construction et moins d'un % dans l'agriculture et la pêche.


Depuis six ans, Narbonne souffre d'une guerre ouverte entre le maire et le président de l'agglomération. Exemple de ce bras de fer, un réseau insuffisant de transports en commun ou encore la nouvelle salle Arena, construite au frais de la ville sans l'aide du Grand Narbonne. Des querelles politiques que dénoncent le candidat de La République en marche: "pour moi, c'est un mandat de perdu pour ces relations là. Au quotidien, les Narbonnais sont pénalisés depuis six ans par ces relations-là," assure David Granel.

Une femme également, Nathalie Granier-Calvet, ex adjointe de Didier Mouly, démissionnaire en 2016, se présente à la tête de la liste "Narbonne Génération Citoyenne". Avce la solidarité au centre de leur programme: "A Narbonne, il y a 24 % de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté de 868 euros par mois. Et 40% de la population a plus de 50 ans".
 

Jordan Perello, à la tête de "Narbonne Unis" assure  créer 10 000 emplois nets sur la mandature". Nathalie Delvallez "Narbonne Impulsion citoyenne" revendique un fort ancrage à gauche et une proximité avec le mouvement des gilets jaunes, très suivi à Narbonne l’an dernier. Santé, service public, culture et l'hôpital ses priorités.

Impossible de pronostiquer si une triangulaire ou une quadrangulaire émergera du premier tour. Mais une chose est sûre. Le candidat du Rassemblement national, Jean-François Daraud, devrait faire partie des qualifiés au second tour. Les résultats du RN aux dernières législatives (38,48%) et aux Européennes (29,98 %) à Narbonne confortent le candidat dans l’idée que la ville peut être prise. Il s’affiche à la tête d’une liste baptisée "Rassemblement narbonnais des droites et du centre". L’inflation de prétendants lui bénéficiera immanquablement. 
 

Près de 300 débats pour connaître les enjeux dans votre commune:

Rappel des 8 listes en présence à Narbonne
Didier Mouly  Liste "Nouveau Narbonne"
Jean-François Daraud  "Rassemblement narbonnais des droites et du centre"
Viviane Thivent Liste "Les Robin.e.s"
David Granel  "Forum Narbonne XXI"
Nathalie Granier-Calvet  Liste "Narbonne Génération Citoyenne"
Nicolas Sainte-Cluque   Liste "Narbonne en commun"
Jordan Perello   Liste "Narbonne Unis"
Nathalie Delvallez Liste "Narbonne impulsion citoyenne"
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