Cet article date de plus de 7 ans

Le mouvement "Nous Citoyens" labellise des candidats à Narbonne et à Bagnols-sur-Cèze

Le mouvement "Nous Citoyens" de l'entrepreneur Denis Payre a annoncé, ce jeudi, que son label était déjà porté par une vingtaine de listes pour les élections municipales de mars, dont 6 à Paris, conduites pour certaines par des UDI déçus de l'accord UMP-centre dans la capitale.

Denis Payre présentait à la presse, jeudi matin, à Paris, les têtes de liste labellisées "Nous Citoyens" dans cinq arrondissements de la capitale. Le sixième était absent.
Trois mois après la création, en octobre, de son mouvement, qui se veut "sans idéologie" mais est d'inspiration libérale, l'entrepreneur a revendiqué "6.000 adhérents et 12.000 sympathisants". Et d'ajouter, "Nous sommes presque aussi gros que le Nouveau centre", le parti de l'ex-ministre et député, UDI, Hervé Morin.

En Languedoc-Roussillon, Narbonne et Bagnols-sur-Cèze auront une liste "Nous Citoyens"

A ce jour, des listes "Nous Citoyens" sont constituées dans une vingtaine de villes dont Arras, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Grenoble, Narbonne (Aude), Bagnols-sur-Cèze (Gard) ou encore Grigny (Essonne). L'objectif est d'être présent dans "30 à 40" communes.

Paris, laboratoire du mouvement "Nous citoyens"

Parmi les candidats aux municipales estampillés "Nous Citoyens" figurent justement des anciens du Nouveau centre (aujourd'hui fédéré au sein de l'UDI) dont Valérie Sachs, qui mènera une liste dans le XVIe arrondissement face au député-maire UMP Claude Goasguen.
Benoît Pernin, candidat dans le XIIe avec le soutien d'Hervé Morin et Chantal Jouanno, était absent, mais il "accepte la proposition" de bénéficier du label, a indiqué son équipe de campagne.

De son côté, Valérie Sachs, élue du Conseil de Paris sortant, écartée de la liste officielle du XVIe ("au profit d'une femme de" selon elle), a dit éprouver "un certain dégoût pour la politique politicienne". Désormais suspendue de l'UDI, elle a reproché au président du parti Jean-Louis Borloo d'avoir signé avec Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) en décembre "un accord de défaite pour Paris".
A ses côtés Anne Lebreton, ex-candidate du Parti radical aux législatives de 2012 dans la 7e circonscription de la capitale (1,45%), qui mènera une liste "Nous Citoyens" dans le IVe arrondissement, a insisté sur "l'importance de l'enracinement local" pour se présenter aux électeurs, les 23 et 30 mars.
"On bouge les gens d'un arrondissement à l'autre mais c'est pas du renouvellement", a dit Mme Lebreton à propos de la constitution des listes d'union UMP-UDI-MoDem.

Denis Payre a présenté son mouvement comme "la vraie troisième voie pour tous les déçus de la politique", assurant vouloir "encourager des démarches citoyennes pour essayer de renouveler la gestion des collectivités".
Son label est disponible en échange de la signature par les candidats d'une charte prônant bonne gouvernance, transparence et non cumul des mandats (y compris dans le temps avec la limitation à deux de suite).
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
élections municipales 2020 politique