Une quarantaine de salariés de Spanghero bloque une usine du groupe Lur Berri dans les Landes

© T. Darguy / France 3 Aquitaine
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Partis vers 2h, ce jeudi matin, de Castelnaudary dans l'Aude, les salariés sont arrivés cinq heures plus tard à Saint-Geours-de Maremnes, dans les Landes. Depuis, ils sont postés devant l'entrée des camions de Labeyrie. Cette usine est la plus connue de Lur Berri, leur ancienne maison mère.

Par Fabrice Dubault avec France 3 Aquitaine et afp


Le collectif réclame de meilleures négociations de leur plan social. Les manifestants, dont certains sont vêtus en blouse blanche, disent avoir "choisi de mettre la pression sur ce site de production qui est le plus grand de Lur Berri" et vouloir obtenir "des négociations et être indemnisés du préjudice subi".
Les salariés audois étaient attendus par des gendarmes postés aux deux entrées du site.

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Landes : les Spanghero manifestent devant l'usine Labeyrie
Saint-Geours-de Maremnes (Landes) : les Spanghero manifestent devant l'usine Labeyrie

Labeyrie est un site de transformation et conservation de saumon et de canard. Il emploie environ 1.400 personnes.
"Nous ne sommes pas là pour empêcher nos collègues de Lur Berri d'exercer leur activité mais manifester notre inquiétude et notre mécontentement concernant les suites du plan social", a déclaré Michel Cecomandi, membre du collectif de salariés qui a fait le déplacement à bord d'un autobus.

"On veut mettre une pression supplémentaire pour que les négociations finissent de manière heureuse", a-t-il ajouté.

© T. Darguy / France 3 Aquitaine
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Une banderole rouge portant l'inscription "Lur Berri doit payer" a été accrochée sur les grilles du portail d'accès des livraisons de marchandises et peu après sept heures deux camions étaient bloqués à l'extérieur. Les mentions "SOS" ou encore "salariés = victimes" étaient également visibles.
Au portail d'entrée du personnel, les manifestants distribuaient des tracts en criant "injustice".

Mercredi, l'administrateur judiciaire qui étudiait deux offres de reprise de la société placée en liquidation depuis avril, avec maintien de l'activité jusqu'au 19 juillet, a donné un délai de deux semaines aux deux candidats repreneurs pour étoffer leurs offres.
L'entreprise, qui a compté plus de 300 salariés, ne s'est pas remise d'avoir été accusée mi-février d'avoir sciemment revendu du cheval à la place de boeuf à des entreprises produisant elles-mêmes des plats cuisinés comme des lasagnes pour de grandes marques ou de grands distributeurs, et ses clients se sont massivement détournés d'elle.

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