REPLAY. Municipales 2020 : un débat, entre les 3 candidats du second tour de Millau, pour relancer la participation

Replay. Le 15 mars, le maire sortant LR-Alliés Christophe Saint-Pierre est arrivé en tête, talonné de très près par la candidate PS/Alliés Emmanuelle Gazel. Alors, la cité du gant pourrait-elle changer de main ? Tout dépendra du report des voix des 2 candidats disqualifiés au premier tour.
Vue aérienne de Millau
Vue aérienne de Millau © PHOTOPQR/MAXPPP

Le 28 juin, ce sont 3 listes qui se disputeront les faveurs des électeurs millavois. Dans la cité du gant, les jeux sont loin d’être faits tant l’écart entre les deux candidats arrivés en tête au premier tour est mince. Avec 34,59% des voix pour le maire sortant Christophe Saint-Pierre et 33,77% pour Emmanuelle Gazel, l’issue du scrutin pourrait bien se jouer sur un fil.

Philippe Ramondenc (DVC) mène la troisième liste de ce second tour. Mais avec 16,93% le 15 mars, il ne représente pas vraiment une menace.

Entre Christophe Saint-Pierre et Emmanuelle Gazel, les choses pourraient se jouer sur le report des voix recueillis au premier tour par Camille Valabrègue (Extrème gauche) et Jérôme Rouve (Divers centre) Avec un score trop faible pour se maintenir, ils n’ont pas donné de consigne de vote mais les voix de leurs électeurs pèseront lourd dans la balance. A eux 2, ils ont totalisé 14,69% des suffrages au premier tour.

Reste à savoir quelle sera la mobilisation. Au premier tour, Millau s’était classée parmi les communes qui avaient le plus voté avec presque 50% de participation.

Le Covid pourrait rebattre les cartes

S’il y a un dossier sur lequel les Millavois attendent des réponses claires de la part des candidats, c’est bien celui de l’hôpital médian. Ce projet de structure à la pointe de la modernité qui devrait voir le jour à Saint-Georges de Luzançon, remplacerait les deux hôpitaux de proximité de Millau et Sainte-Affrique. Un projet qui a suscité de nombreuses oppositions.

 

Or, la crise du Coronavirus est venue prouver que les hôpitaux de proximité étaient indispensables en cas de pandémie, à condition bien sûr de leur donner les moyens d’exister. Un enjeu majeur pour le bassin millavois et une question centrale de ce second tour des municipales.

Résumé du débat

Le confinement a marqué les trois candidats du second tour de l’élection municipale de Millau (Aveyron). "C’est une campagne totalement nouvelle et novatrice. C’est totalement différent" analyse le candidat de la liste "Millau en action", Christophe Saint-Pierre. Le maire sortant estime d’ailleurs qu’en raison du contexte il était important d’organiser le scrutin du 28 juin : "A partir du moment où l’on met place des conseils municipaux issus du 1er tour, il était inévitable d’organiser un second tour afin de permettre aux collectivités et aux institutions de fonctionner." Un avis partagé par Emmanuelle Gazel, de la liste "Millau autrement" : "oui, il fallait revoter !" Mais une crainte pèse. Celle du taux d’abstention. Il pourrait atteindre 62% pour ce nouveau vote : "J’ai bien peur que le 28 juin, il (le taux d’abstention) soit énorme, déplore Philippe Ramondenc de la liste "Cap 2020 au service de Millau". J’en profite pour appeler à aller voter et à faire ce geste citoyen. Choisissez qui vous voulez. Vous avez du choix. C’est très très important !"

Tellement important que ce débat s’avère plus policé qu’au premier tour. Le dossier sensible concernant la fermeture de deux hôpitaux de proximité, celui de Millau et celui de Saint-Affrique, pour la création d'un hôpital médian ne sera pas évoqué, si ce n’est en conclusion de l’émission par Philippe Ramondenc. "Nous défendrons l’hôpital de Millau" martèle le candidat du centre mettant en avant la possible perte de 800 emplois.

La question des finances de la commune anime légèrement plus les échanges. Il est reproché à Christophe Saint-Pierre d’avoir lourdement augmenté les impôts, "l’imposition à Millau est de 40 % supérieure aux villes de la même strate. Ne pas augmenter les impôts : c’est le premier de nos engagements qui sera tenu" détaille Emmanuelle Gazel. Les adversaires du maire sortant dénoncent aussi l’endettement de la ville : "la dette de la commune se monte à 31,8 millions d’euros, explique Philippe Ramondenc. Cela représente une dette de 1 400 euros par habitant à Millau contre 990 euros au niveau national (…) Les impôts ont augmenté, c’est un fait. Trop d’impôt tue l’impôt."

Sur ce dernier point, Christophe Saint-Pierre acquiesce : "je suis d’accord". Mais le maire sortant se défend et met notamment en avant la baisse des dotations de l’Etat "1,2 millions d’euros" perdus chaque année. L’élu pense, une nouvelle fois comme Emmanuelle Gazel, qu’il faudra accentuer la mutualisation des moyens afin de réaliser des économies : "nous ne sommes pas allés assez loin. Il y a beaucoup à faire avec la communauté de commune" avant de conclure "il est important d’aller voter le 28 juin" afin de continuer à "faire évoluer Millau."

Revisionnez en vidéo l'intégralité de ce débat animé par Laurent Dubois de la rédaction de France 3 Occitanie :

Direct débat Millau

 

Tous les débats à voir sur France 3
15 juin : Albi à 18H
16 juin : Pamiers (sauf pour les téléspectateurs du Lot et de l'Aveyron) à 18H
16 juin : Millau (pour les téléspectateurs du Lot et de l'Aveyron) à 18H
17 juin : Moissac à 18H
18 juin : Tarbes à 18H et Figeac à 18H20
19 juin : Rodez à 18H
22 juin : Montauban à 18H
23 juin : Colomiers à 18H et Condom à 18H20
24 juin : Lourdes à 18H et Graulhet à 18H20
25 juin : Toulouse à 18H
 
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