Entre 700 et un millier de personnes ont manifesté à Rodez ce 19 mars, inquiets pour l’avenir de Bosch. La ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, s’est rendue sur place pour participer à une réunion sur l'avenir de l'usine et a été invectivée par les salariés.
La ministre déléguée à l’Industrie était attendue de pied ferme par les salariés de la Bosch. Agnès Pannier-Runacher était en visite en Aveyron ce vendredi 19 mars, dans un contexte social et économique compliqué.
Avant de se rendre au comité de suivi du site Bosch France, la ministre assistait à une table-ronde avec les représentants syndicaux et la direction de Bosch France. En sortant de la préfecture, Agnès Pannier-Runacher est allée à la rencontre des manifestants. Elle a tenté de prendre la parole au micro mais a rapidement été invectivée et chahutée.
On va crever, vous nous avez abandonnés...
« C'est quoi le projet industriel en France ? Y’en a aucun ! Elle est où la relocalisation que vous promettez à tout le monde ? Pour Michelin, pour Renault ? Que dalle » a crié un manifestant.
Si je suis devant vous c’est que je suis à vos côtés pour me battre pour que l’usine ne ferme pas. J’entends votre colère, il faut se battre. Il n’est pas trop tard pour sauver les emplois.
Pour annoncer le ton de la journée, entre 700 et 1 000 personnes ont manifesté dès 12h45 sur l’esplanade des Rutènes de Rodez, à l’appel des trois organisations syndicales de l’usine Bosch (CGT, Sud et CFE-CGC), qui fabrique des injecteurs et des bougies pour véhicules diesel.
« Nous attendons des réponses de Bosch sur nos demandes : garantie qu’il n’y ait aucun licenciement ou départ contraint et garantie sur le volet industriel », ont annoncé les représentants syndicaux.
Cette journée doit marquer le début de la lutte pour nos emplois.
Pour symboliser les 750 emplois menacés à la Bosch, 750 salariés se sont accrochés une feuille dans le dos avec l’inscription « -1 ». Cette réduction des effectifs devrait débuter dès 2021.