Carte du déconfinement : l'Occitanie est en vert

Le déconfinement se fera de manière progressive à partir du 11 mai et seulement si les conditions sont réunies. Les citoyens des départements classés vert seront autorisés à sortir dans un rayon de 100 km autour de chez eux. Le point en Occitanie.

mars 2020
mars 2020 © R.Herrisé/FTV
La région Occitanie a été relativement épargnée par l'épidémie de coronavirus et la majorité des départements devraient donc pouvoir être classés "vert" pour le déconfinement progressif à partir du 11 mai.
Le premier ministre a en effet annoncé ce mardi à l'assemblée nationale que les mesures de confinement liées au coronavirus seraient partiellement levées mais selon certaines conditions. Edouard Philippe a mis en garde contre les risques de relâchement avant cette date.

Trois critères permettront de classer les départements en rouge ou en vert : A compter de ce jeudi, le directeur général de la santé présentera tous les soirs la carte avec ces résultats, pour permettre aux départements de se préparer.
Cette carte pourra ensuite évoluer tous les jours avant d'être "cristallisée" le 7 mai, chaque département étant alors fixé sur la catégorie "rouge" ou "verte" dans laquelle il sera classé après le 11 mai.
Sur la première carte diffusée ce jeudi 30 avril, le gouvernement avait placé 35 départements en "rouge", dont l'ensemble de l'Ile-de-France et le quart nord-est du pays ainsi que le département du Lot.
Mais depuis ce dimanche 3 mai au soir, tous les départements d'Occitanie sont en vert.
 


 

Pas de services saturés dans les hôpitaux



Les hôpitaux de la région Occitanie ont réussi à faire face à l'épidémie qui est arrivée un peu plus tard que dans le Grand Est. Il n'y a pas eu de services saturés et le confinement a eu le temps de faire effet et de ralentir la circulation du virus.
Enfin concernant les tests, les capacités sont bonnes dans la région.


Plus de 15 000 tests par jour disponibles en Occitanie

"On est rassuré", nous dit Richard Fabre, le président de l'union régionale des professions de santé section biologie. "Avec les CHU de Nîmes, de Montpellier et de Toulouse nous avons des capacités importantes et avec les laboratoires privés on double ces moyens", explique-t-il.
Sur la région Occitanie, cela représente la possibilité de faire "15 500 tests RT-PCR par jour", précise Richard Fabre.
Et les laboratoires continuent à augmenter encore leurs moyens de tester en achetant des kits de prélèvements. 
Le Tarn, l'Aude, le Gers et l'Ariège ont des capacités plus réduites mais la Haute-Garonne et l'Hérault pourront aider les départements qui se trouveraient en difficulté.
 

l'Occitanie passe au vert

Le Lot et le Tarn repassent en vert. vendredi, le département du Lot était en rouge. Une erreur selon l’ARS
Dans un communiqué, elle précisait jeudi soir que "cette carte a été construite au plan national à partir de données directement consolidées par Santé Publique France. L’évaluation de la circulation active du virus repose sur le calcul d’un indicateur unique qui compare le nombre de passage aux urgences pour suspicions de coronavirus et le nombre total de passages aux urgences. Ces indicateurs chiffrés sont renseignés par chacun des centres hospitaliers partout en France".
Pour l'ARS, l'explication vient d'un "nombre de prélèvements récemment effectués par des services d’urgence lotois" qui on conduit "ces dernières semaines à surévaluer le pourcentage de passage aux urgences pour suspicion de coronavirus par rapport à la réalité. L’indicateur retenu au niveau national s’en est trouvé vraisemblablement faussé pour le département du Lot ».
Ce dimanche 3 mai toute l'Occitanie est en vert  

Voici la carte provisoire de déconfinement des départements de la région Occitanie
 


 
Les différents types de tests pour lutter contre le coronavirus  
  • Tests RT-PCR
Utilisés depuis le début de l'épidémie, ces tests virologiques servent à faire un diagnostic et donc à dire si un malade est infecté au moment où on les réalise. 
La technique utilisée, dite RT-PCR, est une méthode de détection du génome du virus. Pour cela, on doit aller chercher le virus dans les sécrétions du malade. Le prélèvement est effectué en introduisant profondément un écouvillon (long coton-tige) dans son nez (ou sa bouche dans certaines pays).
Le prélèvement peut être fait en laboratoire de ville, à l'hôpital mais aussi en "drive", sur des parkings (la personne testée restant au volant de son véhicule).
Le résultat tombe en laboratoire au bout de quelques heures.

La technique RT-PCR est fiable, mais le prélèvement doit être correctement réalisé, faute de quoi on risque de ne pas détecter un malade. Il ne faut pas se contenter de placer l'écouvillon dans la narine, mais l'enfoncer dans les fosses nasales pour aller buter jusqu'à la partie supérieure du pharynx.
L'autre facteur d'erreur est le moment où le prélèvement est réalisé. Si un malade est testé très tôt pendant la phase d'incubation ou tout à la fin de la maladie, la quantité de virus peut ne pas être suffisante pour qu'il soit repéré.
On estime à environ 30% la proportion de ces "faux négatifs" (autrement dit, on passe à côté de 3 malades sur 10).
 
  •  Tests de sérologie
Ces tests, pour lesquels une prise de sang suffit, n'ont pas le même objectif que la RT-PCR. Ils visent à déterminer après coup si un individu a été en contact avec le virus en détectant les anticorps (la réponse du système immunitaire).
Il y a quelques semaines, les autorités sanitaires mondiales en attendaient beaucoup pour déterminer qui était immunisé et pouvait donc sortir du confinement. 
Mais ces espoirs ont été douchés: on ne sait pas encore si les personnes qui ont contracté le nouveau coronavirus sont ensuite immunisées et protégées contre une réinfection. Et même si cette immunité existe, il est impossible de dire combien de temps elle dure.
 
  • Tests de neutralisation
Ces tests sont eux aussi des tests de sérologie (de "sérum", partie liquide du plasma sanguin), mais poussent la logique plus loin. Ils ne visent pas seulement à détecter la présence d'anticorps, mais à mesurer leur efficacité contre le virus.
En France, l'Institut Pasteur en a développé deux. "L'un utilise du vrai virus, il est donc lourd à manipuler et doit l'être dans des laboratoires de sécurité P3. L'autre utilise un pseudovirus" non infectieux et est plus facile à utiliser, explique Olivier Schwartz, responsable de l'unité virus et immunité à l'Institut Pasteur.
Ce type de tests n'en est pour l'instant qu'à l'étape de la recherche, loin d'une future commercialisation.
"D'autres travaux seront nécessaires pour déterminer la quantité d'anticorps neutralisants susceptible de contribuer à la protection, ainsi que leur persistance dans le temps", précise l'Institut Pasteur.
 
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