Castellón, 25 mars : Alejandro Talavante en majesté

La corrida de Garcigrande a donné du fil à retordre à Juli et du grain à moudre à Sébastien Castella. Le meilleur toro a été toréé à merveille par Alejandro Talavante.

La grande faena de Talavante a lancé la "nit del foc" (La nuit du feu) à Castellón. Toute une ville en fête!
La grande faena de Talavante a lancé la "nit del foc" (La nuit du feu) à Castellón. Toute une ville en fête! © DR
Castellón de la Plana, samedi 25 mars 2017.
Cinquième corrida de la Feria de la Magdalena

5 toros de Garcigrande et 1 de Domingo Hernández (deuxième position), manquant de force, mais faisant preuve de caste.

El Juli, silence et une oreille (un avis)
Sebastián Castella, applaudissements (un avis) et une oreille (dédaignée par le torero lui-même)
Alejandro Talavante, applaudissements et deux oreilles 

Beau temps frais, vent parfois gênant. Entrée : 93%

Le premier toro est un quasi invalide. El Juli en a vu (et toréé) d'autres. Il supporte les vociférations du public, abrège la faena et on passe à la suite. Le quatrième est un fuyard. Il cavale en tous sens et sème un beau désordre en piste. En trois passes de muleta, El Juli lui règle son compte. S'ensuit un enchaînement de 247 passes toutes plus serrées les unes que les autres, toutes données dans un périmètre inférieur à celui d'une cabine téléphonique pour personnes à mobilité réduite. Les 52 dernières, épée jetée au sol à la manière de Daniel Luque, constituent un numéro de haute voltige : la muleta passe d'une main à l'autre sans qu'on s'en rende compte. Le toro est sonné, un avis sonne. Le public est ravi. El Juli tue à la deuxième tentative et ne coupe qu'une oreille.

Castella, triomphateur de la veille, remplace Roca Rey blessé. Il donne au second toro, un Domingo Hernández de 5 ans, une belle série de naturelles dans l'indifférence de la majorité du public. Il ressort des tiroirs, face au cinquième, le répertoire spectaculaire propre à épater Castellón. Passe changée pour commencer, arabesques à haut rique pour terminer. Et une grande estocade. Comme la veille, le public exige les deux oreilles. Comme la veille, le président n'en concède qu'une. Castella, la rend très ostensiblement. Le tour de piste est acclamé par certains et hué par d'autres que ce "manque de respect" indigne.

Juste avant la pique, le troisième envoie valdinguer successivement Talavante et Juli venu au quite. Mais il est trop faible pour qu'on puisse lui administrer une "vraie" faena. Le sixième n'est pas des plus costauds, mais il a de la caste à revendre. Talavante, en majesté, lui donne une faena magnifique.

En voici quelques extraits…



Talavante

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
signes du toro culture tauromachie