Plusieurs enquêtes en cours après la découverte de mystérieux ronds verts dans le Lot, le Tarn et le Tarn-et-Garonne

Plusieurs villages du Tarn, du Tarn-et-Garonne et du Lot ont été tagués de nombreux ronds verts peints en différents lieux, vendredi 26 juin. Le parquet de Montauban a ouvert une enquête, confiée à la gendarmerie. D'après nos confrères de la dépêche, un collectif vient de revendiquer les tags. 

Des ronds verts sur la route entre Cahors et Gourdon.
Des ronds verts sur la route entre Cahors et Gourdon. © Genufle
Qui est l'auteur de ces ronds verts fluorescents, apposés un peu partout dans au moins cinq villages du département du Tarn-et-Garonne et tout autant dans celui du Lot ? Et surtout, quel message entend-il ainsi délivrer ? La réponse vient d'être apportée par "le conseil national de transition", d'après nos confrères de la Dépêche du midi, ce mystérieux collectif créé en 2014, vient de revendiquer les tags.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes dans le Lot, après la découverte de ces "ronds verts" tagués sur des "routes, ouvrages d'art et bâtiments" dans ce département, comme ailleurs en France, à l'appel d'un collectif considéré proche des milieux complotistes. "Plusieurs enquêtes sont en cours" au chef de "dégradations par inscriptions, signes ou dessins" suite à des plaintes de collectivités territoriales ou particuliers, selon l'officier de communication de la gendarmerie. 
Selon lui, d'autres enquêtes ont été ouvertes ailleurs dans l'ouest de la France, notamment dans l'Aveyron, la Corrèze et en Dordogne. Une enquête est aussi en cours à Gaillac, a indiqué la gendarmerie du Tarn. Au titre de l'article 322-1 du Code pénal, les auteurs encourent une amende pouvant aller jusqu'à 3.750 euros.  

Les enquêtes sont focalisées sur les auteurs des inscriptions, "et pas sur le commanditaire qui est connu", a précisé l'officier lotois, renvoyant à des appels sur les réseaux sociaux émanant de Éric-Régis Fiorile, qui se présente comme le chef de file d'un groupe "Conseil national de transition".   

"Conseil national de transition"

Ce collectif aurait été créé en 2014. Un mouvement opaque qui s'est autoproclamé "seule autorité légitime de la France". Sur son site internet, le collectif se revendique représentatif d'un peuple trahi par le référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.

Sa marque en tout cas a été découverte vendredi 26 juin dans les communes pré-citées, comme l'ont rapporté nos confrères de la Dépêche du Midi. Elles semblent n'appartenir à aucune logique puisque des bâtiments ou infrastructures diverses et variées en sont désormais dotées.
Les enquêteurs ont d'abord pensé à l'oeuvre d'un seul individu, d'après le visionnage de certaines caméras de vidéosurveillance. Les ronds ont été réalisés à l'aide d'un pochoir. Mais s'il s'agît bien de ce collectif, plusieurs personnes pourraient être à l'origine des tags.

Quel message, justement, faut-il y voir ? Politique ? Environnemental ? Ou simplement le résultat d'un pari. On n'est clairement pas, en tout cas, dans l'oeuvre d'art urbain. Le parquet de Montauban a décidé d'ouvrir une enquête, laquelle a été confiée à la gendarmerie.

L'action n'est peut-être tout à fait isolée puisque la présence de ces mêmes ronds verts a été constatée en Bretagne, aux environs de Rennes et Saint-Malo, vendredi également.
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